POUR LA VERITABLE LIBERTE

ALLAH AL WATAN AL MALIK

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29 septembre, 2010

FEU SM LE ROI HASSAN II -Né à Rabat le 9 juillet 1929 et décédé à Rabat le 23 juillet 1999, fut roi du Maroc. Son règne a duré 38 ans

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Par Ignace Goldziher (Princeton NJ, États-Unis)Cet ouvrage, Le Défi a été écrit par le souverain lui-même et correspond en fait à ses Mémoires. Ou tout du moins jusqu’en 1976, date de la sortie de l’ouvrage.« Pour le peuple et par le peuple », tel pourrait être le sous-titre de ce livre de S. M. Hassan II, roi du Maroc, descendant du Prophète et Commandeur des Croyants.>Dans ces Mémoires, le souverain évoque d’abord son adolescence et les temps les plus sombres du Protectorat. Nous voyons le jeune prince héritier Hassan, ardent militant nationaliste, participer avec fougue à la lutte pour l’indépendance que mène son père, Mohammed V ; nous le voyons partager avec lui la captivité, l’exil, enfin la joie de retrouver la libre patrie.La mort vient prendre celui qui est évoqué ici avec un respect fervent et une extrême humilité. Voici sm le roi Hassan II sur le trône alaouite. C’est un autre combat qu il doit conduire seul, en des circonstances difficiles, parfois angoissantes. Il entreprend de construire une nation moderne, de régler le problème de frontières bouleversées par les aventures coloniales, tout en maintenant la paix et en instaurant la justice sociale.De la conférence d’Anfa à l’apothéose de la Marche Verte, de grandes figures internationales traversent ces mémoires, celle du président Roosevelt, de Sir Winston Churchill, du général De Gaulle qui fit Mohammed V « Compagnon de la Libération ».C’est avec une certaine sagesse et franchise de bon aloi que Hassan II nous parle du Métier de Roi pour évoquer ces « Risques du métier », comme il se plaisait à le qualifier, et qu’il sait affronter avec courage. On s’aperçoit que ses actes décisifs, en politique extérieure ou intérieure, sont caractérisés par cette prudente hardiesse qui distinguait jadis les plus illustres des souverains alaouites.La leçon essentielle de ce livre, c’est que, dans les circonstances décisives, le peuple et le souverain ne font qu’un. De récentes péripéties ont prouvé que cette démocratie marocaine était extrêmement vivace. Le peuple sest levé comme un seul homme à l’appel de son roi : celui du Maroc nouveau, du Maroc de l’avenir.par Abdellah Laroui Un seul homme s’identifiait à la réalité marocaine aidé en cela par sa position, par son intérêt, par ses convictions, profondes. Cet homme, c’était le prince Moulay Hassan…
Les qualités d’un roi
Pendant la période 1974-1981, le Maroc fit un véritable bond en avant, comparable à celui que lui fit faire l’administration du Protectorat entre 1920 et 1930. Et en même temps, il retrouvait son visage d’antan. En Hassan II réapparaissaient certains caractères de ses ancêtres directs : l’esprit de décision du sultan Abderrahman, qu’on comparait à un lion, la curiosité et l’ouverture d’esprit de Mohammed IV, enclin au réformisme, la prudence de Hassan Ier, père de la bureaucratie marocaine…etc
Feu SA MAJESTE Hassan II fut le vingt-deuxième monarque de la dynastie alaouite, qui règne sur le Maroc depuis le milieu du xviie siècle, et le deuxième à porter le titre de roi.
D’après la tradition, il est issu de la lignée des Alaouites, originaire de Yanboô An Nakhil, petite oasis de la côte d’Arabie, sur la Mer Rouge, descendants directs du prophète Mahomet par la voie de sa fille Fatima.
>Le prince héritier

Feu SA MAJESTE Hassan II reçoit, au palais royal, les premiers enseignements de la science coranique. Après des études universitaires à Rabat et à Bordeaux (France), le roi obtient, en 1951, le diplôme d’études supérieures en droit public.
Docteur Honoris Causa de l’Université de Bordeaux.
Docteur Honoris Causa de l’Université « Al Azhar » du Caire.
Docteur Honoris Causa de l’Université Georgetown.
Il est très tôt une intelligence supérieure dans la déclinaison de la pratique du pouvoir politique et de la diplomatie. En 1943, il assiste, aux côtés de son père, à la conférence d’Anfa où il rencontre Winston Churchill et Franklin Roosevelt. Cette conférence des Alliés se tenait à la veille de la libération de l’Europe. En 1944, il participe à la rédaction du Manifeste de l’indépendance aux côtés des représentants du Mouvement national. Très jeune déjà, le prince Moulay Hassan milite activement au sein du collège impérial, foyer du militantisme et du nationalisme marocain. En 1947, le prince participe au voyage historique de Mohammed V à Tanger, et assiste au discours de son père qui réclame l’indépendance du pays, son unité, son intégrité territoriale et son adhésion à la Ligue arabe. Il lance lui-même un appel aux jeunes les invitant à se mobiliser pour la libération. En 1952, il participe au discours du Trône, considéré comme la charte du nationalisme marocain contre le protectorat.
L’année suivante, il est exilé avec le sultan en Corse à Zonza, puis à Madagascar, avant de partager, en novembre 1955, son triomphal retour dans le royaume. L’indépendance acquise en 1956, son père le nomme chef d’état-major des forces armées royales – et est proclamé officiellement prince héritier le 9 juillet 1957.
Le 3 mars 1961, à la mort de Mohammed V, Moulay Hassan est proclamé roi du Maroc.

Le règne

La transformation est immédiate, c est un pur roi qui prend ses responsabilités et guide son pays vers l evolution
les partis politiques et autres elements du pouvoir sont forcés de se rendre a l évidence point de
manipulation le jeune roi a une personnalité rare en ce qui concerne le fait de diriger
c est un politicien un stratège ce que d aucun nommerait pouvoir absolu etait une poigne de
fer pour remettre a flot un pays ayant vécu pendant des décénies dans le marasme
C Est un roi pétri d amour de la patrie qui a oeuvré avec lumière et justice dans le geste
il est de tous les fronts II fait adopter une constitution il a poursuivit avec brio l unication du royaume et la consolidation de son indépendance et de son intégrité territoriale : libération de la province de Tarfaya (1958) et de l’ancienne colonie espagnole, la province de Sidi Ifni (1969).
Homme de terrain il est au fait des petites et grandes choses quitte a se fondre dans la foule
pour corriger remettre a plat
Il a bien derangé les férus de colonialisme qui ne pouvaient plus avoir pied dans la direction du pays et En novembre 1975, la « marche Verte » organisée en direction de l’ancienne colonie espagnole, la province du Sahara occidental est l’occasion de refaire l’unité du pays, organisant, une solidarité marocaine en maitre incontesté
Meme pendant les moments difficiles il a su tenir efficacement les brides et faire en sorte que cela soit moins ardu .
Au moment ou il sent qu il faut liberaliser il est a oeuvrer pour les réformes constitutionnelles de 1992 et 1996 . Pour prouver son immense engouement pour son pays En février 1998, feu SA MAJESTE Hassan II nomme Abderrahman el-Youssoufi, au poste de Premier ministre chargé d’assurer « l’alternance ».
Fin politicien toujours a l aise partout dans le jeu politique avec son intelligence inimitable il est le diplomate tant nationale qu’ internationale, il a été le premier roi a savoir tenir son rang en tant que Majesté Il a placé le maroc dans la scene internationale de facon exceptionnelle .FEU SA MAJESTE HASSAN II a été aussi un mecene un artiste et un conservateur des arts et moeurs marocains -
Moderniste et traditionnel, politicien Exceptionnel ; inimitable stratège conciliant Occident et Orient,ferme il a structuré et unifié veritablement le Maroc .
Sa politique d ouverture envers les autres religions est avant gardiste Ce qui ne voulait pas dire ceder mais toujours cette notion d egalité dans une communication
En ce qui concerne les chrétiens, Hassan II accomplit un geste qui n’était pas seulement un symbole. En effet, il admit monseigneur Norbert Calmels (1908-1985), un dignitaire du Vatican et ami du roi, à l’Académie royale. Cet ecclésiastique originaire du département de l’Aveyron, en France, était chargé d’opérer le rapprochement entre l’islam et le christianisme. Aujourd’hui, le clergé catholique, quoique réduit, est non seulement libre d’exercer son culte, mais est également rétribué par les pouvoirs publics.
L’initiative la plus spectaculaire, fut l’invitation adressée au pape Jean-Paul II à venir visiter le Maroc. Le 19 août 1985, au grand stade de Casablanca, le souverain pontife s’est adressé à plus de 80 000 jeunes Marocains en affirmant que les « chrétiens et les musulmans ont beaucoup de choses en commun, en tant que croyants et en tant qu’hommes –et que, dans le passé, nous nous sommes mal compris, nous nous sommes souvent opposés, et nous avons dépensés beaucoup trop d’énergie dans des querelles et dans des guerres. Je crois au fait que Dieu nous pousse aujourd’hui à changer nos vieilles méthodes ».
FEU SM LE ROI Hassan II citait souvent cette sourate du Coran (l’Araignée): « N’engagez des controverses avec les gens du livre que de la manière la plus honnête, à moins que ce soient des hommes méchants. Dites : nous croyons aux livres qui nous ont été envoyés, ainsi qu’à ceux qui vous ont été envoyés. Notre Dieu et le vôtre est un. Nous nous résignons entièrement à sa volonté ».
verset –46
وَلا تُجَادِلُوا أَهْلَ الْكِتَابِ إِلاَّ بِالَّتِي هِيَ أَحْسَنُ إِلاَّ الَّذِينَ ظَلَمُوا مِنْهُمْ وَقُولُوا آمَنَّا بِالَّذِي أُنْزِلَ إِلَيْنَا وَأُنْزِلَ
إِلَيْكُمْ وَإِلَهُنَا وَإِلَهُكُمْ وَاحِدٌ وَنَحْنُ لَهُ مُسْلِمُونَ

Les obsèques d un grand homme

les funérailles de feu SM LE ROI Hassan II à Rabat le 25 juillet 1999 furent l’occasion de grandes manifestations de ferveur populaire et de soutien à la monarchie. Lors de la procession funèbre, le cortège est enveloppé par une masse de deux et demi à trois millions de personnes venues rendre un dernier hommage à leur roi. Le spectacle de millions de Marocains pleurant leur roi est retransmis en direct par plus de 80 chaînes de télévisions, dont les principales chaines arabes et occidentales, représentant 65 pays. Des délégations et des représentants de plus de 60 pays viennent à Rabat pour lui rendre un dernier hommage. Plusieurs chefs d’État participent aux obsèques et font partie du cortège funéraire.

Distinctions

Grand-Collier de l’Ordre de l’Infant Dom Henrique Portugal (1994)
Famille

Le père de feu SA MAJESTE LE ROI Hassan II est feu SM MAJESTE Mohammed V du Maroc, sa mère Lalla Abla bint Tahar.
Il a cinq sœurs et un frère:
Lalla Fatima Zahra, née le 29 juin 1929, (du premier mariage de Mohammed V )
Lalla Aicha, née le 17 juin 1930 à Rabat (du second mariage de Mohammed V avec Lalla Abla)
Lalla Malika, née le 14 mars 1933 à Rabat (du second mariage de Mohammed V)
Moulay Abdallah, né le 30 juillet 1935 à Rabat, mort en 1983 (du second mariage de Mohammed V)
Lalla Nuzha, née en 1940 à Rabat, morte en 1977 (du second mariage de Mohammed V)
Lalla Amina, née à Madagascar le 8 avril 1954, (du troisième mariage de Mohammed V du Maroc avec Lalla Bahia morte en 2008)
FEU SA MAJESTE Hassan II a eu cinq enfants avec Lalla Latifa Hammou:
Lalla Meryem (1962)
Sidi Mohammed (1963), Mohammed VI
Lalla Asma (1965)
Lalla Hasna (1967)
Moulay Rachid (1970)
Hassan II a aussi épousé Lalla Fatima bint Qaid Amhourok, en 1961.

23 septembre, 2010

SA MAJESTE LE ROI Sidi Mohammed Ben Youssef : 1927-1953/1961

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http://lapetition.be/en-ligne/petition-4181.html
EXtrait livre de Abdellah Laroui—-Des funérailles pour le peuple
Les funérailles de Mohammed V se déroulèrent dans la plus grande confusion. Cela ne dérangea personne dans la mesure où les scènes d’hystérie collective ne franchirent pas les frontières du pays ; la télévision n’était pas encore ce qu’elle est devenue aujourd’hui, avide d’images fortes, choquantes même, et pressée de les diffuser aux quatre coins du monde. Peut-être même y avait-il, de la part des responsables, une certaine complaisance à laisser une foule déchaînée exhiber son désespoir (…). Le message adressé à ceux, Marocains ou étrangers, qui assistèrent aux obsèques, était clair : voici le peuple qu’il nous faut gouverner, vous et moi ; arrêtons de rêver.—-


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déposé le 20 août 1953
retour le 16 novembre 1956
Roi sous le nom de Mohammed V le 15 août 1957
meurt le 26 février 1961
Mohammed V du Maroc

محمد الخامس
Sultan, puis 1er roi du Maroc
(21e monarque alaouite)

Mohammed V, le 5 décembre 1957
Règne
17 novembre 1927 – 20 août 1953
16 novembre 1955 – 3 mars 1961
Intronisation 18 novembre 1927
Dynastie Alaouite

Prédécesseur Moulay Youssef

Hassan II
Héritier Moulay el-Hassan
Premier(s) ministre(s) Mohammed el-Mokri
Mbarek Bekkai
Ahmed Balafrej
Abdallah Ibrahim
Biographie
Nom de naissance Mohammed ben Youssef el-Alaoui
Naissance 10 août 1909
Fès (Maroc)
Décès 26 février 1961
Rabat (Maroc)
Père Moulay Youssef
Mère Lalla Yaakout
Conjoint(s) 1) Lalla Abla bint Tahar
2) bint Mamoun
3) Lalla Bahia
Descendance Première épouse :
Prince Moulay el-Hassan
Princesse Lalla Aisha
Princesse Lalla Malika
Deuxième épouse :
Princesse Lalla Fatima az-Zahra

Monarques du Maroc
Mohammed V ben Youssef (en arabe : محمد الخامس بن يوسف), né le 10 août 1909 à Fès et mort le 26 février 1961 à Rabat, a été sultan (1927-1953), puis roi (1957-1961) du Maroc après l’indépendance en 1956.
Ce dynaste alaouite soutint dès 1944 l’Istiqlal, principal mouvement indépendantiste marocain et s’opposa à la poursuite de la domination française. En conséquence, il fut déposé le 20 août 1953 et fut contraint à l’exil (successivement en Corse puis à Madagascar) jusqu’au 16 novembre 1955.
Il demeure considéré par beaucoup comme le « Père de la nation marocaine moderne » (Abb al-Watan al-Maghribi). Il a été décoré de l’ordre des compagnons de la Libération par Charles de Gaulle, alors président du Gouvernement provisoire de la République française.

Début de règne (1927-1939)
Il est le plus jeune des quatre fils de Moulay Youssef, sultan du Maroc de 1912 à 1927 sous le protectorat français. À la mort de son père en 1927, un an après la fin de la guerre du Rif, il est choisi par les autorités françaises comme sultan à la place de ses deux frères aînés. Il réussit dès lors à se rendre populaire auprès de la population marocaine .
Durant la Seconde Guerre mondiale
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il s’opposa fermement au résident général en refusant d’appliquer les mesures antisémites décrétées par le gouvernement de Vichy, sauvant ainsi la communauté juive marocaine. Après le débarquement anglo-américain en Afrique du Nord en novembre 1942, il reçut la Conférence d’Anfa (Casablanca) en 1943, bénéficiant entre autres du soutien du président américain Franklin Delano Roosevelt, et reconnut le CFLN du général de Gaulle.
Il soutient trés tôt avec son fils, le Prince Moulay Hassan (futur roi Hassan II),les mouvements nationalistes marocains fondés par Mohammed Allal El Fassi pour l’Istiklal 1937 et Bel Hassan El Ouazzani pour le PDI (Parti pour la Démocratie et l’indépendance) lesquels réclamaient par Le Manifeste signé le 11 janvier 1944 l’indépendance du Maroc . Il dénonça aussi la répression française des émeutes à Rabat,Salé, Casablanca, Fès et l’arrestation des leaders nationalistes de l’Istiqlal et du PDI.
La lutte pour l’indépendance (1944-53)

En 1947, il alla plus loin dans ses revendications avec le discours de Tanger en 1947 où il réclama l’indépendance, l’union des arabes et l’adhésion du Maroc à la Ligue arabe (fondée en 1945) dont il fit l’apologie insistant sur les liens étroits entre le Maroc et l’ensemble du monde arabe.
Dès lors, les relations se tendirent avec les autorités françaises, notamment avec le nouveau résident général, le Général Alphonse Juin qui appliqua des mesures sévères et fit pression sur le sultan pour qu’il désavoue l’Istiqlal et se démarque des revendications nationalistes. La rupture avec la France fut consommée en 1951 et Mohammed V conclut avec les nationalistes le pacte de Tanger pour lutter pour l’indépendance. La nomination d’un nouveau résident général, le général Augustin Guillaume, accentua les dissensions entre Mohammed V et la France. De nouvelles manifestations virèrent à l’émeute au Maroc en 1952, notamment à Casablanca tandis que Mohammed V donnait à la cause marocaine une audience internationale à l’ONU avec le soutien des États-Unis.
La déposition et l’exil (1953-55)

Le mausolée Mohammed V, le 12 août 2005.
En 1953, le général Guillaume manœuvra alors avec d’autres élites marocaines, notamment le Glaoui, pacha de Marrakech, l’Ouléma de Fès et les tribus berbères et fit déposer Mohammed V pour placer son oncle, Mohammed Ibn Arafa, sur le trône tandis que Mohammed V refusait d’abdiquer. L’arrestation puis la déportation du sultan, d’abord en Corse, puis à Madagascar (à Antsirabé1 à partir de 1954, eut le contraire de l’effet escompté. Elle souda les Marocains derrière leur sultan et fédéra le mouvement nationaliste derrière Mohammed V. Une vague de violences et d’attentats dans les grandes villes et dans le Rif secoua le Maroc, tandis qu’éclatait dans le même temps la guerre d’Algérie en 1954 et que la même politique déclenchait les mêmes effets en Tunisie contre le Néo-Destour d’Habib Bourguiba.
L’aggravation de la situation en 1955 ; les nationalistes marocains bénéficiant de soutien en Libye, en Algérie (avec le FLN) et dans l’Égypte de Nasser (où vivait en exil Abd-el-Krim, ancien leader de la révolte du Rif dans les années 1920) força le gouvernement français à négocier et à rappeler le sultan.
Le retour et l’indépendance (1955-56)

En septembre 1955, le général Georges Catroux le rencontra à Madagascar. Du 2 au 6 novembre 1955, après son retour en France et l’abdication de Mohammed Ibn Arafa le 1er, Mohammed V signa avec le président du conseil des ministres français, Antoine Pinay, les accords de La Celle Saint-Cloud qui mettait en place le processus de transition vers l’indépendance. Il pardonna aussi au Glaoui, venu se prosterner à Saint-Germain-en-Laye une semaine après avoir réclamé sa restauration.
Le 16 novembre 1955, il fit son retour au Maroc avec son jeune fils, le prince Moulay Hassan et fut accueilli triomphalement par la population marocaine. Le 2 mars 1956 prenait fin le protectorat français tandis que l’Espagne mettait fin au sien le 7 avril. Le Maroc était indépendant et Mohammed V en avait été le principal artisan.
Après l’indépendance (1956-61)
Il signa dès mai 1956 un traité d’amitié avec la France qui maintint des forces armées au Maroc jusqu’en 1963. Elles aidèrent Mohammed V à réprimer de nombreuses insurrections, notamment dans le sud et le Rif. Il prit dès 1957 le titre de roi du Maroc, pour symboliser l’unité du pays malgré les clivages entre arabes et berbères.
Sur le plan de la politique intérieure, il permit dès son retour le 1er congrès de l’Istiqlal qui forma différents gouvernements sous son règne. Il autorisa la création de syndicats mais les troubles et les grèves le conduisirent à prendre les pleins pouvoirs dans la dernière année de son règne.
Sur le plan diplomatique, il soutint la décolonisation et l’émergence du Tiers-Monde en aidant le FLN algérien pendant la guerre d’Algérie puis en soutenant Patrice Lumumba et le Mouvement national congolais lors de l’indépendance du Congo belge en 1960. Il mourut au cours d’une banale opération chirurgicale en 1961 et son fils lui succéda sous le nom d’Hassan II.
Mohammed V et les juifs du Maroc

Dès l’accession de Mohammed V au Trône, les juifs ressentirent qu’un changement radical allait s’instaurer entre les juifs et leur souverain.
Le nouveau roi, qui monta sur le trône en 1927, fut exactement à l’opposé de ce qu’attendaient les Français. Ils voulaient un roi docile, ils trouvèrent en lui un nationaliste qui peu à peu s’imposa comme leader de la lutte pour l’indépendance, et en ce qui concerne les juifs, il fit systématiquement obstruction aux mesures racistes que le gouvernement de Vichy voulut imposer aux juifs du Maroc. À chaque nouvelle loi vichyste, le souverain prenait, jusqu’à l’affrontement avec le Résident général, une défense farouche des juifs en ayant soin de rappeler à chaque fois que juifs et musulmans étaient également ses sujets et qu’il ne souffrirait aucune discrimination entre ses enfants.
Les juifs exprimaient leur vénération à un souverain, en qui ils trouvaient toujours secours et consolation, par des chansonnettes :« Et que Dieu glorifie notre Seigneur le sultan, le digne petit-fils de Moulay Hassan. Qu’il vive toujours dans la loyauté, Lui et les membres de sa famille ». C’était pour faire écho à ce qu’avait dit Mohammed V, lors de la fête du Trône en 1944, en s’adressant aux juifs: « Tout comme les musulmans, vous êtes mes sujets et comme tels, je vous protège et vous aime, croyez bien que vous trouverez toujours en moi l’aide dont vous avez besoin. Les musulmans sont et ont toujours été vos frères et vos amis ».
Le jour de la disparition du souverain, les juifs ressentirent une grande peine et sortirent dans la rue pour le pleurer et partager le deuil de leurs frères musulmans. Le grand rabbin de Sefrou, David Obadia prononça alors cet éloge funèbre: « Éternel, notre Dieu, et celui de nos pères [...] dans ta compassion, Toi qui pardonnes et qui consoles, accueille avec faveur l’âme de notre roi Mohammed le Cinquième. Toi, ô Seigneur, prends-le en pitié, pardonne-lui, prends-le sous Tes ailes, place-le au milieu des âmes pures des Justes des Nations, sous les portails de ta miséricorde. Qu’il repose en paix. Qu’il en soit ainsi. Amen ».
Mohammed V pourrait devenir « Juste parmi les nations »2. Les dirigeants de la Communauté juive marocaine, Serge Berdugo et André Azoulay œuvrent auprès du Yad Vashem afin que le défunt roi du Maroc Mohamed V reçoive à titre posthume le titre de « Juste des Nations », en reconnaissance de son action pour la protection des juifs marocains durant la Shoah. La candidature à cette distinction est soutenue par Shimon Peres, président d’Israël.
Famille
Lalla Abla, sa deuxième épouse (morte en 1992) est la mère d’Hassan II, son successeur.
Lalla Fatima Zahra, née le 29 juin 1929, (du premier mariage de Mohammed V )
Lalla Aicha, née le 17 juin 1930 à Rabat (du second mariage de Mohammed V avec Lalla Abla)
Lalla Malika, née le 14 mars 1933 à Rabat (du second mariage de Mohammed V)
Moulay Abdellah, né le 30 juillet 1935 à Rabat, mort en 1983 (du second mariage de Mohammed V)
Lalla Nuzha, née en 1940 à Rabat, morte en 1977 (du second mariage de Mohammed V)
Lalla Amina, née à Madagascar le 8 avril 1954 (du troisième mariage de Mohammed V avec Lalla Bahia morte en septembre 2008)
Décorations

Grand-croix de la Légion d’honneur
Compagnon de la Libération
Divers
Le 26 juillet 1929, Lucien Saint, résident général du Maroc à cette époque, invita le sultan du Maroc, Sidi Mohammed ben Youssef (futur Mohammed V) alors âgé de 19 ans, qui, en villégiature à Luchon, en compagnie de son grand vizir et de son interprète, furent reçus très cérémonieusement à la mairie de Marignac. Ils ont apposé, tous trois, leur signature en caractères arabes dans le registre des délibérations.

21 septembre, 2010

Texte intégral du discours prononcé par SM le Roi devant le sommet sur les OMD+Les 8 Objectifs du millénaire pour le développement (OMD)

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http://lapetition.be/en-ligne/petition-4181.html

http://allahalwatanalmalik.unblog.fr/files/2010/10/lafaimdanslemonde1.pdf
http://allahalwatanalmalik.unblog.fr/files/2010/10/eradiquerlextremepauvreteetlafaim1.pdf
http://allahalwatanalmalik.unblog.fr/files/2010/10/educationprimairepourtous.pdf
http://allahalwatanalmalik.unblog.fr/files/2010/10/promouvoirlegalitedessexes.pdf
http://allahalwatanalmalik.unblog.fr/files/2010/10/reduirelamortaliteinfantile1.pdf
http://allahalwatanalmalik.unblog.fr/files/2010/10/ameliorerlasantematernelle.pdf
http://allahalwatanalmalik.unblog.fr/files/2010/10/combattrelevihousidalepaludismeetdautresmaladies.pdf
http://allahalwatanalmalik.unblog.fr/files/2010/10/assurerunenvironnementdurable.pdf
http://allahalwatanalmalik.unblog.fr/files/2010/10/mettreenplaceunpartenariatmondialpourledeveloppement.pdf


New York -

Voici le texte intégral du discours que SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a prononcé lundi devant le sommet de l’ONU sur les objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) qui se tient du 20 au 22 septembre à New York.
« Louange à Dieu.

Prière et salut sur le Prophète, Sa famille et Ses compagnons.

Monsieur le Président,.

Majestés, Excellences, Altesses,.

Monsieur le Secrétaire Général, Mesdames, Messieurs,.

Je suis heureux de participer à cette réunion de haut niveau de l’Assemblée Générale des Nations Unies sur les Objectifs du Millénaire pour le Développement. Mais Je tiens, tout d’abord, à rendre hommage à Monsieur le Secrétaire Général Ban Ki Moon qui veille à ce que les questions de développement figurent en tête des priorités onusiennes.

En nous réunissant aujourd’hui, dix années après l’adoption de la Déclaration du Millénaire exprimant un consensus collectif pour assurer un développement humain durable et harmonieux à l’échelle planétaire, la conscience humaine interpelle notre rencontre : Qu’en est – il de la réalisation des objectifs fixés par cette Déclaration historique ?.

Le sens du devoir et l’exigence de franchise nous amènent à faire de cette rencontre l’occasion propice pour procéder à une évaluation objective des progrès réalisés et identifier les obstacles à surmonter en vue de définir les stratégies nécessaires pour accélérer la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement à l’horizon 2015.

Il s’agit d’un défi majeur à relever et d’une responsabilité partagée à assumer, aussi bien par nos partenaires des pays avancés, qui devraient honorer

leurs engagements concernant le financement du développement, que par les pays en développement, qui sont appelés à placer les OMD au centre de leurs politiques nationales.

C’est cette voie judicieuse que le Maroc a choisi d’emprunter, en lançant dès 2005, l’Initiative Nationale pour le Développement Humain.

Nous avons adopté, pour son élaboration, une démarche concertée et inclusive, fondée sur la participation démocratique et la gouvernance de proximité. Elle s’appuie sur l’appropriation par les acteurs concernés des projets retenus par l’Initiative pour faire face aux déficits sociaux à travers

des activités génératrices de revenus et créatrices d’emplois.

Grâce à cette Initiative audacieuse, avec les réformes profondes, les plans sectoriels et les chantiers structurants qui l’accompagnent, le Maroc a réalisé

des avancées significatives dans la concrétisation des OMD, surtout pour ce qui

concerne la lutte contre la pauvreté, la précarité et la marginalisation, ainsi

que l’amélioration des conditions de vie en milieux urbain et rural, notamment à travers la généralisation de l’accès à l’électricité et à l’eau potable.

Parallèlement à ces réalisations, notre pays a mis en place les régimes d’assurance-maladie obligatoire (AMO) et d’assurance médicale pour les personnes démunies.

Avec une volonté politique affirmée, le Royaume a réalisé des progrès remarquables en matière de parité et d’équité entre les genres et dans les domaines de la famille, de la santé, de l’enseignement et de l’emploi, ainsi que pour ce qui concerne le renforcement de la représentation politique de la femme et de sa participation effective et agissante à la vie publique.

La généralisation de l’enseignement primaire nous a permis d’assurer la scolarisation de 93 pc des enfants de 6 à 11 ans. Par ailleurs, nous avons mis en place, à partir de 2008, un plan d’urgence visant à accélérer la mise en oeuvre de la réforme du système d’éducation et de formation.

Eu égard à l’intérêt que nous portons à la dimension écologique du processus de développement, nous avons réalisé des avancées appréciables en matière de préservation de l’environnement et de lutte contre les changements climatiques.
Attachés à la promotion d’un développement humain durable, notamment à travers l’utilisation optimale des nouvelles technologies propres, nous avons lancé un plan-pilote d’énergie solaire et un projet intégré d’énergie éolienne, grâce auxquels le Maroc pourra, à l’horizon 2020, satisfaire 42 pc de ses besoins énergétiques, à partir des sources d’énergie renouvelables et propres.

Monsieur le Président,.

L’engagement commun, pris lors du Sommet du Millénaire, a changé le sort de millions de personnes qui jouissent désormais de leur droit à l’éducation, à la santé, à l’emploi et à une vie digne.

Cependant, la conscience humaine peut-elle s’accommoder de voir qu’un milliard de personnes continuent d’endurer les affres de la faim et que, chaque année, des millions d’enfants périssent de malnutrition ou à cause de maladies et d’épidémies dont le traitement est disponible et, de surcroît, peu coûteux?.

La réponse est assurément non. Nous refusons cette réalité triste et amère, tant elle heurte les desseins sublimes des religions révélées. Elle s’inscrit également en rupture avec l’essence même des systèmes démocratiques, avec l’esprit des traités internationaux et avec les nobles idéaux de fraternité, de solidarité et d’équité. Une réalité qui, hélas, est instrumentalisée pour attiser rancoeurs et extrémismes.

Marquant son adhésion à la promotion d’un partenariat mondial pour un développement solidaire, le Maroc a inscrit le développement humain et la réalisation des Objectifs du Millénaire au coeur d’une politique de coopération Sud-Sud, aussi concrète que novatrice, surtout en direction des pays africains frères.

Partant, un engagement politique ferme de la part de tous les Etats, ainsi qu’un partenariat mondial consistant, assorti d’un calendrier précis de mise en œuvre, constituent le meilleur gage pour atteindre les Objectifs du Millénaire.

Il importe aussi d’amorcer, dès à présent, un effort de réflexion prospective et d’anticipation par rapport à la période post 2015, le but étant d’assurer la pérennité de nos actions actuelles et de mieux nous préparer à relever les nouveaux défis à venir.

Nous devons, donc, oeuvrer ensemble pour la consolidation d’un modèle harmonieux et solidaire de développement humain et durable, et ce, dans le cadre d’une gouvernance mondiale aussi équitable qu’efficiente. Il nous appartient aussi d’assurer, au profit des générations montantes, les conditions d’une vie digne et de construire un avenir commun où règnent sécurité et stabilité, progrès et prospérité.

Wassalamou alaikoum warahmatoullahi wabarakatouh »

Objectifs du millénaire pour le développement

OMD.

Les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) sont huit objectifs1 adoptés en 2000, par 189 états, que les États membres de l’ONU ont convenu d’atteindre d’ici à 2015. La déclaration fut signée en septembre 2000.

Les 8 objectifs :

1. Réduire l’extrême pauvreté et la faim .
2. Assurer l’éducation primaire pour tous.
3. Promouvoir l’égalité et l’autonomisation des femmes.
4. Réduire la mortalité infantile.
5. Améliorer la santé maternelle.
6. Combattre le VIH/SIDA, le paludisme et d’autres maladies.
7. Assurer un environnement humain durable.
8. Mettre en place un partenariat mondial pour le développement.
Objectif 1 : réduire l’extrême pauvreté et la faim

Chacun des Objectifs du Millénaire pour le Développement se décompose en plusieurs cibles. Le premier objectif repose sur trois cibles.
La première cible
Elle consiste à réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la part des individus vivant avec moins d’un dollar par jour. La Banque mondiale estime qu’en 2005, 1,4 milliard d’individus vivaient dans une pauvreté extrême. La crise alimentaire, conséquence de la hausse du prix des matières premières (dont agricoles) pousse environ 100 millions de personnes en plus dans une situation d’extrême pauvreté. Si cet objectif semble à portée, c’est principalement en raison de la croissance économique de l’Asie, alors que la zone de l’Afrique sub-saharienne semble stagner
La seconde cible
Fournir un emploi décent et productif à tous, femmes et jeunes inclus. Ces dix dernières années, la productivité dans les pays d’Asie et de la CEI a été multipliée par quatre, contribuant à faire baisser le nombre de travailleurs pauvres. En revanche, l’Afrique sub-saharienne reste en retard sur cet objectif, avec plus de 50% de travailleurs vivant avec moins d’un dollar par jour
La troisième cible
Réduire de moitié entre 1990 et 2015 la part des individus souffrant de la faim (malnutrition, sous-nutrition). La hausse des prix des matières premières, mais également les changements dans les régimes alimentaires, l’urbanisation, l’utilisation des parcelles pour la production de biocarburants ou encore le problème des subventions aux agricultures développées, rendent cette cible difficile à atteindre. L’Asie du Sud et l’Afrique sub-saharienne sont les zones les plus touchées par la sous-nutrition infantile.
Objectif 2 : assurer l’éducation primaire pour tous

Le deuxième objectif vise à ce que tous les enfants, garçons et filles, partout dans le monde, puissent bénéficier d’ici 2015 d’un cycle complet d’études primaires.
En 2006, 570 millions d’enfants étaient scolarisés, ce qui laisse 73 millions d’enfants en âge de l’être hors de l’école. 88% des enfants des pays en voie de développement sont scolarisés, ce qui laisse penser que l’objectif est atteignable d’ici 2015. En Afrique sub-saharienne, le taux de scolarisation des enfants atteignaient 125% en 2006, et en Asie du Sud, 9. L’expérience prouve que la scolarisation baisse sensiblement quand les frais d’inscription sont augmentés (cas de nombreux États de l’Afrique)
Objectif 3 : promouvoir l’égalité des genres et l’autonomisation des femmes

L’objectif est d’éliminer les disparités entre les sexes, notamment dans l’éducation primaire et secondaire, d’ici 2005, et à tous les niveaux de l’éducation d’ici 2015, sachant qu’en moyenne, dans les pays en voie de développement, 94 filles sont scolarisées pour 100 garçons, et que dans 2 pays sur 3, l’égalité des genres à l’école est atteinte. Ce sont les zones rurales et pauvres dans lesquelles il y a un dernier effort à fournir. Reste que l’objectif de l’autonomisation des femmes reste distant, dans les pays en voie de développement comme dans les pays industrialisés. Dans les premiers, seuls 39% des emplois non-agricoles sont pourvus par des femmes, et dans les seconds, seulement 46%

Objectif 4 : réduire la mortalité infantile

L’objectif 4 est de réduire la mortalité infantile. Entre 1990 et 2006, la mortalité infantile au niveau mondial a chuté de 93 à 72 décès pour 1000 naissances. Un enfant né dans un pays en développement a 13 fois plus de risques de mourir dans ses 5 premières années de vie qu’un enfant né dans un pays industrialisé. Pour la première fois en 2006, le nombre de décès chez les enfants de moins de 5 ans est passé sous la barre symbolique des 10 millions. Cependant, 27 pays n’ont fait aucun progrès en la matière depuis 1990 . Les causes principales de mortalité infantiles sont la pneumonie, les diarrhées, la malaria et la rougeole, des maladies que l’on peut traiter facilement avec les outils appropriés (notamment par la réhydratation et les traitements anti-moustiques). La mortalité infantile est également liée au niveau d’éducation des mères.
Objectif 5 : améliorer la santé maternelle

En 2005, une femme mourait chaque minute de complications liées à la gestation et à la naissance, soit plus de 500 000 décès par an, dont 99% dans des pays en voie de développement. En Afrique sub-saharienne, 1 femme sur 22 risque de connaître ces complications, contre 1 sur 7 300 dans les pays développés. Les extrêmes vont de 1 cas de complication sur 7 au Niger contre 1 pour 17 400 en Suède. Chaque année, 1 million d’enfants deviennent ainsi orphelins de mère, ce qui multiplie par 10 leur risque de mourir prématurément
L’objectif 5 est donc de réduire la mortalité maternelle de trois-quarts entre 1990 et 2015.

Cible 1

Réduire de trois-quart la mortalité maternelle. Au niveau mondiale, la mortalité maternelle n’a baissé que de 1% par an entre 1990 et 2005, loin des 5,5% par an nécessaires pour remplir cet objectif du millénaire. Cette moyenne cache des disparités : l’Asie du Sud, l’Océanie, l’Asie du Sud-Est et l’Afrique du Nord ont fait des progrès notables, alors que la mortalité maternelle en Afrique sub-saharienne n’a quasiment pas baissé en 15 ans . La clé du succès sur cet objectif réside dans la présence de personnel qualifié (médecin, infirmière ou sage-femme) au moment de l’accouchement. Les visites médicales pré-natales sont également un facteur de réduction de la mortalité maternelle, cette couverture médicale a progressé. La part de femmes ayant eu une visite médicale pré-natale dans les pays en développement est passée de 50% en 1990 à presque 75% en 2000. L’organisation mondiale de la santé (OMS) et l’UNICEF préconisent un minimum de 4 visites médicales pré-natales.

Cible 2

L’accès universel à la santé reproductive. Il s’agit d’offrir aux populations une éducation à la santé reproductive capable d’enrayer le phénomène des grossesses précoces, qui entraînent souvent des complications pour la santé de la mère et de l’enfant. Le taux de naissance chez les femmes de 15 à 19 ans a connu une baisse de 1990 à 2000 puis a stagné depuis. Enfin, l’absence d’offre d’un service de planning familial limite l’accès des populations aux contraceptifs qui leur permettraient de retarder l’âge de maternité.
Objectif 6 : combattre le VIH/SIDA, le paludisme et les autres maladies

Chaque jour, près de 7 500 personnes sont contaminés par le VIH et 5 500 meurent du SIDA. En 2007, 33 millions de personnes vivaient avec le VIH/SIDA, un chiffre en hausse depuis 2001, et qui concernent avant tout l’Afrique subsaharienne. Le paludisme (aussi appelé la malaria) tue plus d’un million de personnes par an, dont 80% sont des enfants de moins de 10 ans vivant en Afrique du Sud. On recense toujours entre 23 et 25 personnes faisant la grève dans ce pays chaque année dans le monde. .

Cible 1
Endiguer voire faire reculer la pandémie du VIH et du SIDA. Si les traitements anti-rétroviraux ont réussi à faire baisser le nombre de nouveaux contaminés par le VIH et à faire réduire le nombre de décès dus au SIDA, la durée de vie prolongée des personnes infectées par le HIV fait que le nombre total de contaminés a augmenté, de 29,5 millions en 2001 à 33 millions en 2007. On remarque également qu’en proportion, de plus en plus de femmes sont porteuses du virus.

Cible 2
Rendre accessible à tous d’ici 2010 les traitements disponibles contre le VIH et le SIDA. Les anti-rétroviraux ont allongé l’espérance de vie des malades, mais il existe toujours un fossé entre le nombre de personnes en attente de ce type de traitement et le nombre de traitements disponibles. ainsi en Amérique Latine, 62% des personnes contaminées ont accès aux anti-rétroviraux, en Afrique subsaharienne 30% et dans la Communauté des États indépendants (CEI), seulement 14%.

Cible 3
Endiguer voire faire reculer l’incidence du paludisme (véhiculée par les moustiques) et des principales autres maladies. Des efforts considérables ont été fait en ce qui concerne l’utilisation de moustiquaires de lit traités à l’insecticide anti-paludisme. Au Togo par exemple, la proportion d’enfants dormant sous ce type de moustiquaire est passée de 2% en 2000 à 38% en 2006. Si la prévention semble donc progresser, les traitements contre la maladie restent trop peu nombreux, et pour les meilleurs (artemisinine), trop chers et trop peu utilisés. La tuberculose, autre maladie visée par les Objectifs du Millénaire pour le Développement, continue de tuer 1,7 millions de personnes par an et d’en infecter 14,4 millions (2006), un chiffre dont la hausse s’explique mécaniquement par la hausse de la population. L’objectif de réduire de moitié le taux de prévalence de la tuberculose en 2015 semble s’éloigner : certaines zones (Afrique sub-saharienne) sont largement dépassées par le phénomène, et d’autres (Océanie, Asie du Sud, Asie du Sud-Est) connaissent toujours des taux de prévalence extrêmement haut (entre 264 pour 100 000 habitants en Asie de l’Est et jusqu’à 521 pour 100 000 en Afrique subsaharienne) [9].
Objectif 7 : assurer un environnement humain durable [modifier]

Le septième objectif consiste à assurer un environnement durable : il repose sur 4 cibles.

Cible 1

La première cible consiste à intégrer les principes du développement durable dans les politiques et les programmes nationaux et inverser la tendance actuelle à la déperdition des ressources naturelles.

Cible 2

La deuxième cible vise à réduire de moitié le pourcentage de la population qui n’a pas accès de façon durable à un approvisionnement en eau de boisson salubre et à des services d’assainissement de base.
Cible 3
La troisième cible consiste à réduire la perte de biodiversité et atteindre d’ici 2010 une diminution importante du taux de perte.

Cible 4

La quatrième cible est de parvenir à améliorer sensiblement, d’ici 2020, la vie d’au moins 100 millions d’habitants de taudis.
Objectif 8 : construire un partenariat mondial pour le développement

L’aide publique au développement continue de baisser, de son record de 107,1 milliards de dollars en 2005 à 103,7 milliards en 2007, or il faudrait que chaque année, 18 milliards de dollars supplémentaires soient accordés par les pays développés pour atteindre l’objectif du doublement de l’aide décidé par le G8 en 2005. Ceci étant dit, l’allègement de la dette des pays en voie de développement leur a permis d’allouer plus de ressources à la lutte contre la pauvreté

Cible 1

Répondre aux besoins spécifiques des pays les moins avancés, des pays enclavés et des îles les plus petites en développement. L’aide publique au développement demeure largement en dessous des 0,7% du PIB décidés par les membres de l’OCDE. Les pays les moins avancés reçoivent un tiers de l’aide totale.

Cible 2

Développer rapidement un système commercial et financier plus ouvert, respectueux du droit, prévisible et non-discriminatoire. Peu de progrès ont été faits dans l’abolition des barrières douanières pour les produits en provenance des pays en voie de développement vers les pays développés. D’autre part, le montant des subventions aux agricultures des pays développés nuit particulièrement à l’aide publique au développement. En 2006, ces subventions ont atteint 372 milliards de dollars contre 104 milliards pour l’aide publique au développement.

Cible 3

Rééchelonner la dette des pays pauvres. En 2008, 33 des 41 pays susceptibles d’obtenir un allègement de leur dette extérieure ont rempli les conditions de l’initiative pays pauvres très endettés (PPTE). 23 de ces pays ont rempli les objectifs de cette initiative et ont été exemptés du remboursement de 48,2 milliards de dollars. Combiné avec la hausse des revenus de leurs exportations, cet allègement leur permet désormais de terminer le remboursement d’une dette très diminuée.

Cible 4

Rendre accessible et à un coût raisonnable les principaux médicaments dans les pays en voie de développement (en coopération avec l’industrie pharmaceutique). Les politiques nationales de santé publique dans les pays développés pâtissent du faible volume de médicament offerts ou vendus à prix cassés par les multinationales du secteur pharmaceutiques. La cible 4 vise donc à remédier à cet état, en privilégiant notamment l’instauration d’un système de médicaments génériques de substitution lorsque c’est possible.

Cible 5

Partager les retombées du développement des NTIC avec les pays en développement. Le nombre d’abonnés à un téléphone fixe ou mobile a littéralement bondi, de 530 millions en 1990 à plus de 4 milliards fin 2006, dont 2,7 milliards pour la téléphonie mobile. C’est une occasion unique de combler le fossé technologique entre pays pauvres et pays riches, le téléphone portable étant souvent cité comme l’un des principaux instruments de développement économique des pays en voie de développement. L’accès à Internet permettra également de remplir plusieurs des Objectifs du Millénaire, notamment ceux liés à l’éducation des enfants et à la santé publique.

Bilan/État des lieux

Après un rapport2 publié en juin 2010, et 5 ans avant de l’échéance des OMD, plus de 140 chefs d’Etat et de gouvernement se sont retrouvés à l’ONU (New York),le 22 septembre 2010, réaffirmant leurs engagements malgré les « crises globales, des catastrophes naturelles et des conflits actuels » 3). L’ONU par la voix de son secrétaire général Ban Ki-moon reconnait que les avancées sont insuffisantes, avec un bilan mitigé, pour Joseph Deiss (président de l’Assemblée générale de l’ONU). La faim concerne 925 millions de personnes et les indicateurs sont mauvais pour les objectifs concernant le SIDA, le développement durable, l’objectif de réduction de la perte de la biodiversité en 2010 qui ne pourra pas être atteint ( « Si les tendances actuelles se confirment, la perte de biodiversité continuera jusqu’à la fin du siècle, alors que des milliards de personnes en dépendent directement pour leurs modes de subsistance, voire leur survie » ; l’ONU appelle à une action urgente d’ici 2020). La surpêche semble avoir cessé de croître, mais persiste, avec seulement 20 % des stocks halieutiques modérément exploités ou sous-exploités. La déforestation et dégradation des forêts a ralenti dans le monde depuis 2000, mais se poursuit Afrique et Amérique du Sud, et les programmes asiatiques de boisements qui la compensent en partie ne sont pas toujours très favorables à la biodiversité. (13 millions d’hectares de forêt ont été perdus par an durant la 1ère décennie du XXème siècle, avec une perte de puits de carbone et des incendies qui ont contribué pour 18 à 25% des émissions de gaz à effet de serre), ce qui aggrave le changement climatique en diminuant nos capacités de résilience écologique. Les émissions mondiales de CO2 ont augmenté de 35% en 2007 par rapport 1990. Les pays riches y contribuent toujours le plus, avec environ 12 t/habitant de CO2 émis par an en 2007, contre une moyenne de 3 t/an dans les régions en développement.
Le Protocole de Montréal de 1987 a joué son rôle, diminuant de 98% (fin 2008) des substances attaquant la couche d’ozone.
884 millions de personnes n’ont toujours pas accès à une eau potable dans le monde tandis mais l’objectif visant à diminuer de 50% la population n’ayant pas accès à l’eau potable sera atteint ou dépassé en 2015. Par contre que 2,6 milliards d’individus sont démunis d’installations sanitaires, l’objectif d’un assainissement pour tous reste hors de portée. la tendance est mauvaise ( 2,7 milliards en 2015. 5 millions de personnes meurent chaque année de maladies liées à l’eau insalubre (choléra, diarrhée, hépatite, typhoïde..). La dégradation des services écosystémiques rend plus difficile l’atteinte des objectifs d’amélioration de santé, de la santé maternelle, d’approvisionnement en eau potable et de lutte contre la faim. A la veille de la Conférence internationale sur la diversité biologique (Nagoya, octobre 2010, l’ONU considère que le 1er enjeu est devenu de restaurer et préserver les écosystèmes.
Pour Ban Ki-moon, les explications à cette situation sont le « manque d’engagement et de ressources, le déficit de responsabilité des dirigeants, l’insuffisance de soutien technique et de partenariats ». Le rapport de 2010 A Brief for Policymakers on the Green Economy and the Millenium Development Goals, publié à cette occasion conclue que « Des investissements dans l’énergie propre et les transports durables, comme dans des modes de gestion durable des forêts et de l’agriculture, pourraient largement contribuer aux objectifs de réduction de la pauvreté établis à l’échelle internationale » 4 (Mi-2010, l’ONU estimait que le taux de pauvreté devrait baisser de 15% d’ici à 2015, a-t-il dit, ce qui signifie qu’ environ 920 millions de personnes vivront au–dessous du seuil de pauvreté , soit la moitié de celui de 1990.
Pour Achim Steiner du PNUE 5 estime qu’ « Il est de plus en plus évident qu’une transition rapide vers une économie verte, pauvre en carbone, respectueuse des ressources et génératrice d’emplois permet non seulement de résoudre les défis de la durabilité du 21e siècle, mais qu’elle contribue largement à atteindre les autres OMD ». Quelques villes comme Curitiba au Brésil ou pays comme le Costa-Rica (pour sa stratégie efficace de développement soutenable et de protection de la biodiversité) ou l’Ouganda (pour sa promotion de l’agriculture biologique sont cités en exemple4. Au Népal, 14 000 groupes d’utilisateurs de forêts communautaires ont réussi à « inverser le taux de déforestation des années 1990 par des politiques communautaires adaptées qui établissaient des règles pour la cueillette, des prix de production et de partage des bénéfices ».

17 septembre, 2010

SM le Roi pose la première pierre pour la construction de l’Université Internationale de Rabat, d’un coût global de 1,2 milliard de dirhams

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article déplacé

 

http://archivesallahalwatanalmalik.unblog.fr/2012/02/29/sm-le-roi-pose-la-premiere-pierre-pour-la-construction-de-luniversite-internationale-de-rabat-dun-cout-global-de-12-milliard-de-dirhams/

13 septembre, 2010

BIENVENUE SUR LE BLOG ALLAHALWATANALMALIK

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DIEU LA PATRIE ET LE ROIallahalwatanalmalik111.gif

BIENVENUE SUR LE BLOG ALLAHALWATANALMALIK dans Liensa

10 septembre, 2010

TOUS MES HUMBLES VOEUX DE SANTE ET DE BONHEUR POUR NOTRE BIEN AIME ROI

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http://lapetition.be/en-ligne/petition-4181.html


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7 septembre, 2010

Lailat el kader : « La nuit du destin »–UNE HALTE POUR SOUHAITER A SA MAJESTE LE ROI LE BONHEUR AU SEIN DE SA PETITE ET GRANDE FAMILLE -QUE DIEU L ASSISTE DANS TOUTES SES DEMARCHES

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Lailat el kader Lailat al-Qadr* : « La nuit du destin » Littéralement la Nuit de Majesté ou de Grandeur ou de Prestige, est une nuit célèbre dans les nuits impaires des dix dernières nuits de Ramadan (Al-Bukhârî) . C’est une nuit de grandes merveilles et bénédictions que Dieu a décrite comme étant « meilleure que mille mois ». Selon la parole du Prophète :saws: : « Qui veille en prière la Nuit d’Al-Qadr avec une foi sincère et en cherchant la récompense, tous ses péchés passés lui seront pardonnés.» Allah n’a pas révélé la connaissance de son moment précis à Ses serviteurs par miséricorde pour eux, pour qu’ils cherchent à augmenter leurs bonnes actions en la recherchant dans ces nuits honorables, en priant, en faisant du dhikr et en L’invoquant. Ainsi ils augmentent leurs bonnes oeuvres et cherchent à se rapprocher d’Allah et à obtenir Sa récompense. Il ne leur a pas révélé pour distinguer ceux qui parmi eux luttent et font des efforts, de ceux qui sont paresseux et négligents, afin que celui qui lutte constamment pour quelque chose se manifeste dans sa recherche et se donne de la peine dans sa recherche et dans son accomplissement. Néanmoins le Prophète :saws: nous a donné quelques indices : « Cherchez la Nuit d’Al-Qadr dans les dix dernières nuits de Ramadan. » [Al-Bukhârî et Muslim] Et elle se trouve dans une des nuits impaires plus probablement que dans les autres nuits (paires), selon la parole du Prophète :saws: : « Cherchez la nuit d’Al-Qadr dans les nuits impaires des dix dernières nuits de Ramadan. » [Al-Bukhârî] Elle est plus proche des sept dernières nuits, selon le hadith d’Ibn ‘Umar (qu’Allah l’agrée) : « Quelques hommes parmi les Compagnons du Messager d’Allah ont vu la nuit d’Al-Qadr en rêve pendant les sept dernières nuits (de Ramadan). Donc, le Prophète (Prière et salut d’Allah sur lui) a dit : « Je vois que tous vos rêves s’accordent pour qu’elle (la nuit d’Al-Qadr) soit dans les sept dernières nuits. Ainsi quiconque veut la chercher, qu’il la cherche dans les sept dernières nuits. » Al-Bukhârî et Muslim. Selon un hadith rapporté par Muslim, Ibn ‘Umar a dit que le Prophète :saws: a dit : « Cherchez-la dans les dix dernières nuits. Mais si l’un d’entre vous faiblit ou en est incapable, qu’il ne laisse pas les sept (dernières) nuits. » Parmi les nuits impaires dans les sept dernières nuits, elle est plus proche de la vingt-septième nuit en raison du hadith d’Ubay ibn Ka’ab (qu’Allah l’agrée) qui a dit : « Par Allah, je sais dans quelle nuit elle se trouve. C’est la nuit que le messager d’Allah (Prière et salut d’Allah sur lui) nous a ordonné de passer en prière. C’est la vingt-septième nuit. » [Muslim]

3 septembre, 2010

DIFFERENTES CAUSERIES DU MOIS DE RAMADAN http://www.map.ma/mapfr/causerie-10/

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DIFFERENTES CAUSERIES DU MOIS DE RAMADAN <a href=http://www.map.ma/mapfr/causerie-10/ dans Liens pdf" align="absMiddle" border="0" /> salatkounfayakoun.pdf

pdf dans Liens tafssiralkoranala3dim.pdf

 pdf ninetyninenamesofallah.pdf

1 septembre, 2010

UNE TRADITION D ERUDITION FAMILIALE -LA POURSUITE DE LA RECHERCHE DU SAVOIR RELIGIEUX -UN BAIN DE SPIRITUALITE ET DE SAVOIR LES CAUSERIES RELIGIEUSES

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SM le Roi préside une nouvelle causerie religieuse du mois de Ramadan

Casablanca- SM le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, que Dieu L’assiste, accompagné de SAR le Prince Moulay Rachid et de SA le Prince Moulay Ismail, a présidé, mardi au Palais royal à Casablanca, une nouvelle causerie religieuse du mois sacré de Ramadan. Cette causerie a été animée par le Pr. Mahmoud Khalaf Jarade Issaoui, Imam et Khatib de la mosquée Cheikh Abdelkader Al Kilani à Bagdad.


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Le conférencier a traité du thème de « l’honneur fait à la femme dans la maison du Prophète », à la lumière du verset coranique : « Allah ne veut que vous débarrasser de toute souillure, ô gens de la maison (du prophète), et veut vous purifier pleinement ».

Le conférencier a souligné que le verset objet de cette causerie, révélé en l’an 5 de l’Hégire à Médine, détaille les prescriptions qui régissent le statut des épouses du Prophète et des femmes en général dans la société musulmane, en les hissant à un rang qui les honore et qui n’a jamais été connu avant l’avènement de l’Islam.

Il a ajouté que la maison du Prophète englobait outre les épouses du Prophète, Sa mère, Ses filles, Ses petits-fils, Ses tantes et même Ses domestiques, relevant que le comportement du Messager de Dieu envers tous les membres de Sa famille était exemplaire en toutes circonstances et à tous les égards.

Cette noble attitude du Prophète envers Ses épouses et les autres membres de Sa famille traduit en fait la teneur du Message coranique, qui a honoré la femme en lui accordant des droits égaux à ceux des hommes et en édictant des obligations à ce même titre, loin du statut dégradant qui était celui de la femme avant l’avènement de l’Islam, a dit le conférencier.

Il a relevé que malgré ses multiples occupations dans la diffusion du message coranique et l’édification de l’Etat islamique naissant, le Messager de Dieu faisait fort d’accorder tous les soins à sa famille et de l’entourer de sa compassion, de sa magnanimité et de son amour.

Le Pr. Jarade Al Issaoui a cité à titre d’exemple les principes qui prévalaient dans les relations du Prophète avec Ses épouses, faits de justice, de respect et d’égalité en droits entre elles outre les témoignages d’affection et d’amour qui marquaient la vie conjugale du Prophète.

Le conférencier a souligné à cet égard le statut éminemment élevé dont jouissait la première épouse du Prophète Khadija, que Dieu l’agrée, dont le souvenir était toujours évoqué avec émotion, tant elle avait joué un rôle éminent dans la diffusion du message coranique et l’ascension sociale du Messager du Dieu, lui accordant protection et soutien durant les difficiles moments du début de l’Islam.

Le Pr Issaoui a également souligné que la place particulière qui échoit aux épouses du Prophète émanait du rôle important qu’elles jouaient dans la propagation des enseignements de l’islam et leur contribution à l’édification de l’Etat islamique naissant, citant en particulier l’épouse du Prophète Aïcha, que Dieu l’agrée, qui compte parmi les narrateurs les plus illustres ayant rapporté un nombre important de hadiths.

Le conférencier a indiqué avoir choisi de traiter ce thème en raison de la vague d’hostilités et de dénigrement dirigée contre l Islam et son Prophète dont les tenants tentent de dénaturer les faits historiques et oblitérer l’image de l’islam authentique, foulant au pied toutes les valeurs universelles véhiculées par l’islam et attentant de manière ignoble aux sentiments des musulmans.

Il a toutefois relevé que ces campagnes de dénigrement ne peuvent occulter la réalité éclatante de la magnanimité de l’Islam, que des orientalistes impartiaux n’ont pas manqué de relever, en rendant hommage aux nobles qualités humaines du Messager de Dieu dans sa vie privée et envers ses prochains toutes confessions confondues.

Le conférencier a cité les travaux d’une chercheuse anglaise, qui a publié un ouvrage intitulé « Mohammed, le Prophète de notre temps » dans lequel elle formule l’espoir que les Occidentaux révisent radicalement leur opinion sur le Prophète de l’Islam, au moyen d’une lecture attentive et objective de son apport à l’humanité.

Il a souligné que le Maroc s’inscrit dans une dynamique visant à promouvoir l’image vraie de l’Islam et à traduire dans les faits ses principes de justice et de tolérance, citant les réalisations accomplies par le Royaume sous la conduite éclairée de SM le Roi, Amir Al Mouminine, notamment en faveur de la femme, comme l’atteste la promulgation de la nouvelle Moudouana, qui a accordé à la femme des droits à l’égal de l’homme.

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Au terme de cette causerie, SM le Roi a été salué par le Pr. Mahmoud Khalaf Jarade Issaoui, Imam et Khatib de la mosquée Cheikh Abdelkader Al-Kilani (Irak), le Pr. Cheikh Abdellah Ben Bya, professeur à l’université le Roi Abdelaziz à Jeddah (Arabie Saoudite), le Pr. Cheikhna Ould Abdellah Ben Bya, directeur du Centre international pour le renouveau islamique en Grande Bretagne, le Pr. Al Qadi Abdellah Ali Salem, ancien président du Conseil constitutionnel en Mauritanie, le Pr. Cheikh Houssein Hassan Abkar, président du Conseil supérieur des Affaires islamiques (Tchad), le Pr. Fanso Mohamed Jami, président de la Fondation Roi Mohammed VI pour la paix de Gambie, Cheikh Mamen Haydara, président de la Fondation Gens de la Maison du Prophète (Gambie).

Le Souverain a également été salué par le Pr. Hassan Bah, président de l’Association Hassan II pour la culture islamique au Sénégal, le Pr. Abdelkader Kettani, chef de division et enseignant des matières le dialogue et la pensée islamique moderne à l’université Al Fath en Syrie, le Pr. Dyaa Al Hak Youssef Zaii, Alem du Pakistan, doyen de la Fondation des études islamiques à l’université nationale des langues modernes d’Islamabad (Pakistan), le Pr. Sayf Ben Rached Al-Jabiri, enseignant à l’université le Roi Abdelaziz à Jeddah, le Pr. Abdelhadi Houn Kanif, professeur à l’Université de Georgie (USA), Cheikha Meryem Niasse, directrice de « Dar Al Kouraan Al Karim » à Dakar (Sénégal), le Pr. Malek Abderrahmane Rawit, président de la jamâa islamique (Espagne), le Pr. Ahmed Ayaou, président du Conseil central des Marocains en Allemagne, le Pr. Omar Al-Bastaoui, khatib et prédicateur aux mosquées marocaines à Melilla et M. Mohamed Ben Youssef, Directeur général de l’Organisation arabe pour le développement industriel et minier.

A l’issue de cette causerie, le ministre des Habous et des Affaires islamiques, M. Ahmed Toufiq, a présenté au Souverain les ouvrages suivants:

1- « Nadhm Addourar de Hassan Arrahouni Fi Tarjize Kitab Al Ahkam Mine Ayi Khiri Khayrati Al Anam », annoté par Khadija Ahmed Al Badoui.

2- Charh Miftah Al-Woussoul Ila Binaa Al-Fourouâ Ala Al-Ousssoul, de l’Imam Abi Abdellah Mohamed Telermssani, Charh Cheikh Mouloud Al-Sariri.