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30 juillet, 2012

SM le Roi Mohammed VI a adressé, lundi, un discours à la Nation à l’occasion de la Fête du Trône qui coïncide cette année avec le treizième anniversaire de l’intronisation du Souverain.–LONGUE VIE ET LONG REGNE A NOTRE BIEN-AIME ROI

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SM le Roi adresse un discours à la Nation à l’occasion de la Fête du Trône
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Rabat  –  

SM le Roi Mohammed VI a adressé, lundi, un discours à la Nation à l’occasion de la Fête du Trône qui coïncide cette année avec le treizième anniversaire de l’intronisation du Souverain.

SM le Roi Mohammed VI a adressé, lundi, un discours à la Nation à l'occasion de la Fête du Trône qui coïncide cette année avec le treizième anniversaire de l'intronisation du Souverain.--LONGUE VIE ET LONG REGNE A NOTRE BIEN-AIME ROI dans Liens fete_du_trone_m_0
30 juillet 2012

Ci-après le texte intégral du Discours Royal:

« Louange à Dieu Paix et salut sur le Prophète, Sa Famille et Ses Compagnons.

Cher peuple,

Nous commémorons aujourd’hui le treizième anniversaire de Notre accession au Trône, une occasion renouvelée qui traduit la profondeur et la pérennité des liens symbiotiques d’allégeance qui t’unissent indéfectiblement au Trône. C’est aussi l’occasion idoine de réaffirmer les choix fondamentaux de notre pays, tels que consacrés par la nouvelle Constitution du Royaume, laquelle représente pour la nation unanime un pacte d’exception tant sont vastes les perspectives d’une participation effective et efficiente qu’elle ouvre devant toi, cher peuple.

Autant dire la responsabilité qui nous incombe à tous d’oeuvrer de concert pour le parachèvement du modèle singulier que nous nous sommes choisi pour consolider la construction d’un Etat marocain moderne, empreint des valeurs d’unité, de progrès, d’équité et de solidarité sociale, et fidèle à notre identité séculaire.

Notre pays est entré dans une nouvelle étape qui n’est ni le fait du hasard, ni le produit de circonstances. Elle est plutôt le fruit d’une politique mûrement réfléchie et d’une stratégie graduelle, que Nous suivons depuis Notre accession au Trône. C’est une démarche qui participe d’une volonté pleinement souveraine, parfaitement en phase avec les aspirations légitimes qui sont les tiennes.

En tête de Nos préoccupations figurait donc, tout naturellement, la nécessité de conforter et raffermir la cohésion de la société marocaine, en réalisant la réconciliation des Marocains avec eux-mêmes et avec leur histoire, à travers le travail de la Commission Equité et Réconciliation, et en veillant à la réhabilitation de l’Amazighité en tant que composante de l’identité nationale et patrimoine commun à tous les Marocains. Nous avons, dans le même esprit, élargi l’espace des libertés et des droits humains, en conférant à la femme, dans le cadre du code de la famille, un statut qui lui préserve sa dignité et lui assure justice et équité, tout en la dotant des moyens de participation à la vie publique.

Nous avons également engagé des réformes économiques profondes pour renforcer les infrastructures et améliorer le paysage des villes marocaines, et pour désenclaver le monde rural en le dotant des équipements nécessaires. Parallèlement, Nous nous sommes employés à créer les conditions propices pour stimuler l’investissement, tout en mettant en Âœuvre une politique de mise à niveau sociale.

C’est ainsi que Nous avons consolidé les chantiers des actions sociales et en matière de développement, en lançant, en 2005, l’Initiative Nationale pour le Développement Humain, et en l’inscrivant dans une vision globale de lutte contre l’exclusion, la marginalisation et la pauvreté.

En Notre qualité d’Amir Al-Mouminine, Nous nous sommes constamment attaché, en vertu de la Beia sacrée dont Nous assumons la charge suprême, à ce que le Royaume du Maroc demeure un modèle d’attachement à l’Islam sunnite prônant le juste milieu et la tolérance et proscrivant l’extrémisme, le fanatisme et l’ostracisme. Nous avons également érigé le Conseil supérieur des Oulémas en institution constitutionnelle remplissant les missions qui lui incombent en termes de fatwa et de présentation d’avis consultatifs à Notre Majesté pour tout ce qui concerne les affaires religieuses.

En nous investissant résolument dans ces réformes, et en empruntant une démarche participative, Nous avons pu ouvrir le chantier de la révision constitutionnelle. Pour autant, le lancement de ce processus ambitieux n’était nullement une fin en soi. C’était plutôt le moyen de parachever la construction de l’Etat de droit et des institutions et de réaliser les objectifs de développement global, à charge pour chacun d’assumer sa part de cet engagement responsable. Gouvernement, représentants de la nation, élus locaux, partis politiques, syndicats, opérateurs économiques et société civile, sont tous interpellés à cet égard, au nom du pacte scellé par la nation entière à travers l’adoption de la nouvelle Constitution.

Et tel que tu connais ton premier serviteur, cher peuple, je resterai toujours réceptif aux préoccupations des citoyens, ayant à coeur de s’enquérir de leurs conditions de vie sur le terrain et d’être en phase avec leurs attentes, toutes catégories sociales confondues.

Dans le même ordre d’idées, Nous demeurons constamment à l’écoute de ce que ressent notre communauté résidant à l’étranger, dont chaque membre est l’objet d’une attention particulière de Notre part. Nous tenons, à cette occasion, à saluer leur solide attachement à leur pays, leur fidélité sans faille à leur identité, et le rôle constructif qu’ils jouent en faveur du développement de la mère-patrie. Face à cette conjoncture difficile que traversent certains de leurs pays d’accueil, Nous ne pouvons qu’exprimer Notre soutien et Notre solidarité avec ceux qui en pâtissent aujourd’hui.

Cher peuple,

La concrétisation de nos choix exige de fixer les priorités et de les hiérarchiser, selon une approche se déclinant en étapes et en échéanciers bien définis. Nous avons, donc, fait de cette démarche une véritable feuille de route pour la mise en oeuvre des réformes à venir.

Partant du principe que l’Etat de droit est source de tout progrès, Nous avons inscrit la justice en tête de nos chantiers de réformes.

Etant donné que la nouvelle Constitution place la réforme de la justice au cÂœur de son dispositif, les conditions sont désormais réunies pour assurer le succès de ce grand chantier. Nous attendons donc de la Haute Instance pour la Réforme de la Justice qu’elle travaille en toute indépendance, et selon une approche participative ouverte, pour mettre au point dans les meilleurs délais, des recommandations pratiques et concrètes, accompagnées des mécanismes et des dispositifs de mise en Âœuvre.

La régionalisation avancée que Nous avons impulsée et qui a été consacrée par la nouvelle Constitution est un chantier majeur qui doit être mené avec mesure et discernement, si l’on veut que sa mise en Âœuvre se traduise par un changement substantiel et graduel, dans l’organisation des structures de l’Etat, et l’articulation des rapports entre le centre et les collectivités territoriales.

Pour relever les défis de ce processus, nous devons ouvrir l’espace au renouvellement des élites et à la participation massive des femmes et des jeunes. Pour cela, il faut ouvrir les horizons et les perspectives devant les citoyennes et les citoyens compétents, responsables et intègres.

De même, Nous engageons le gouvernement à mettre en marche la réforme de l’administration publique, pour la mettre en phase avec les exigences de la nouvelle vision territoriale. Ce qui pose la question de la déconcentration que Nous appelons de Nos vÂœux depuis plus de dix ans.

Il appartient donc au gouvernement d’adopter une charte de déconcentration qui permettra à l’administration de se redéployer, de répondre au mieux aux besoins des services déconcentrés, et d’assurer une responsabilisation véritable de ces instances en matière d’élaboration et de gestion judicieuse des projets. Parallèlement, le gouvernement se doit de se pencher sur l’immense chantier des réformes nécessaires à la mise en Âœuvre de la nouvelle organisation territoriale, dans le cadre d’une bonne gouvernance qui place le développement humain au cÂœur de ses préoccupations. En effet, relever les défis d’une bonne gouvernance territoriale passe nécessairement par la réalisation d’un développement humain juste et équitable, capable de remédier tant aux déficits du monde rural qu’aux carences qui obèrent la croissance en milieu urbain

Si la justice, la régionalisation et la gouvernance territoriale figurent en tête de nos priorités, il n’en demeure pas moins qu’un intérêt particulier doit être réservé à la mise en place effective des institutions prévues dans la nouvelle Constitution, ayant trait à la bonne gouvernance, à la lutte contre la corruption, et au développement économique et social en général.

Cher peuple,

Le marasme économique que connaît le monde depuis 2008, et les changements qu’il a entrainés dans les relations internationales du fait de la mondialisation, ainsi que les mutations sociales et politiques qui sont à l’Âœuvre dans notre environnement régional, sont autant de facteurs qui nous incitent à poursuivre les réformes, et nous confortent dans notre conviction quant à la pertinence des choix socio-économiques qui sont les nôtres depuis longtemps. Ces choix nous ont permis de lancer de grands chantiers de nature à renforcer les infrastructures et les équipements de base dont a besoin notre pays, et ce, dans le cadre de stratégies sectorielles qui ont été mises au point selon des paramètres efficients, afin de concrétiser les objectifs escomptés.

A cet égard, Nous avons orienté nos efforts vers la promotion de différents domaines industriels et des nouvelles technologies par l’aménagement de pôles et d’espaces économiques intégrés propres à favoriser les perspectives d’investissement et à améliorer la compétitivité de nos entreprises.

Eu égard à l’intérêt tout particulier que Nous accordons au secteur agricole, il faudra apporter une attention accrue au plan Maroc Vert qui représente un facteur fondamental du développement agricole. Il est impératif d’en intensifier les activités, afin d’accroître le rendement, la productivité et la diversité du produit marocain. Parallèlement, il faut renforcer les capacités des petits agriculteurs dans le cadre de programmes solidaires qui contribuent à l’amélioration des conditions de vie des populations du monde rural, surtout dans la conjoncture climatique difficile que le Maroc a connue l’année dernière.

Nous réitérons donc Notre appel au gouvernement pour qu’il assure les conditions de convergence entre les différentes stratégies sectorielles, et qu’il se dote d’outils de veille et d’instruments de suivi et d’évaluation pour assurer leur cohérence et mesurer leur efficacité et l’efficience de l’utilisation des fonds qui leur sont affectés. De même, il lui appartient de faire preuve de créativité dans la recherche d’alternatives de financement susceptibles d’imprimer une forte impulsion à de telles stratégies.

Nous insistons, à cet égard, sur la nécessité de développer les mécanismes de contractualisation et de partenariat public-privé, dans le but d’optimiser les investissements.

Mesurant l’importance de ce partenariat, nous avons adopté une approche novatrice, avec la création de l’Autorité marocaine d’investissement qui regroupe les fonds d’investissement sectoriels nationaux. Cette Autorité a pour vocation de renforcer l’investissement dans les différents secteurs productifs, et de stimuler les partenariats avec les institutions internationales. Car Notre objectif est de faire bénéficier notre pays des opportunités de financement qu’offrent les fonds souverains étrangers, et particulièrement ceux des Etats frères du Golfe, dont Nous saluons l’apport efficient pour soutenir les projets de développement dans notre pays.

Il convient de rappeler, à ce propos, que le secteur touristique représente un puissant levier de promotion de l’emploi et de développement de la richesse nationale, compte tenu de la diversité des atouts naturels que recèle le Maroc, ainsi que de la richesse et la singularité de sa civilisation et de son patrimoine.

Aussi avons-Nous adopté, dès 2001, une stratégie globale comportant des programmes bien définis qui ont contribué à la promotion et au développement de ce secteur. C’est pourquoi Nous nous employons à le soutenir dans le cadre de la Vision 2020, qui est adossée au Fonds Wissal d’investissement touristique, et qui repose essentiellement sur le développement durable. Et c’est pourquoi aussi le Maroc représente aujourd’hui une destination privilégiée dans l’espace méditerranéen.

Cher peuple,

Nous avons veillé à faire de l’élément humain, surtout notre jeunesse prometteuse, le centre et la finalité fondamentale des initiatives de développement. Nous nous efforçons toujours de concrétiser ce dessein dans les différents projets et programmes de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain.

Vu les résultats positifs enregistrés par l’INDH en faveur des populations démunies, Nous avons décidé le renforcement de ses actions, surtout les activités génératrices de revenus, ainsi que l’élargissement de ses domaines d’intervention. Ainsi, Nous avons lancé, à cet effet, le cinquième programme destiné à pallier les déficits dans les régions les plus fragiles, qui manquent d’équipements de base. Nous appelons donc le gouvernement à assurer les conditions nécessaires pour la mise en Âœuvre de ce programme.

Fortement attaché à la concrétisation du principe d’équité et à la nécessité de venir en aide aux personnes les plus démunies, Nous avons veillé à la mise en Âœuvre d’un Régime d’Assistance Médicale à leur profit. Ce régime est le fruit d’une préparation de longue haleine, dans laquelle le Maroc s’est investi depuis dix ans, en vue de venir en aide aux populations démunies.

Le gouvernement est, donc, invité à tout mettre en oeuvre pour assurer à ce programme le maximum de chances de réussite par un ciblage conséquent des populations concernées et une prise en charge appropriée des prestations convenues.

Pour que ce régime puisse préserver sa vocation humanitaire, il faut veiller à ce qu’il ne soit pas instrumentalisé par des tendances politiciennes de nature à le dévier de sa noble trajectoire, avec tous les dysfonctionnements que cela risque d’occasionner en la matière et dans bien d’autres domaines sociaux.

Nous l’engageons, par ailleurs, à répondre de manière judicieuse aux besoins sociaux des citoyens, sans se départir d’une bonne gouvernance de la politique financière de notre pays pour préserver son potentiel de développement et sauvegarder notre crédibilité au niveau international.

Convaincu de la nécessité de préserver l’avenir des générations futures, Nous n’avons de cesse d’insister sur la concomitance des exigences de développement avec l’impératif d’assurer la protection de notre environnement, afin de garantir, à terme, les conditions d’un développement durable pour notre pays. Nous agissons, donc, avec détermination pour assurer la préservation, la gestion judicieuse et la valorisation de nos ressources naturelles au service de l’économie nationale.

Dans la même démarche s’inscrit le programme ambitieux que Nous avons lancé pour la production d’énergies renouvelables, éolienne et solaire, en vue de réduire nos importations en énergies conventionnelles et d’alléger le fardeau qu’elles représentent pour l’économie nationale.

Cher peuple,

La diplomatie marocaine restera fidèle aux principes fondamentaux séculaires structurant l’interaction du Royaume avec le monde extérieur, en l’occurrence la confiance en soi, le respect de la légalité internationale, l’attachement à tout ce qui est de nature à conforter la paix et la sécurité internationales, l’engagement en faveur des causes justes et la volonté de raffermir les liens de coopération internationale dans tous les domaines.

S’agissant de notre environnement maghrébin immédiat, les transformations majeures que connaît la région nous offrent une opportunité historique de sortir l’Union maghrébine de l’immobilisme pour lui imprimer une dynamique porteuse d’un développement durable et intégré.

Nous avions déjà appelé à l’émergence d’un nouvel ordre maghrébin pour transcender l’état de dispersion qui prévaut dans la région et remédier à la faiblesse des échanges entre ses pays, en vue d’édifier un espace maghrébin fort et ouvert.

En attendant la concrétisation de cet objectif stratégique, le Maroc poursuivra ses efforts en vue de renforcer ses relations bilatérales avec l’ensemble des partenaires maghrébins, y compris l’Algérie voisine, répondant ainsi aux aspirations pressantes et légitimes des peuples de la région, notamment en ce qui concerne la libre circulation des personnes, des biens, des capitaux et des services.

A cet effet, le Royaume du Maroc réaffirme sa détermination à continuer à s’investir de bonne foi dans le processus de négociation visant à trouver une solution définitive au différend régional artificiel autour du Sahara marocain, sur la base de la proposition marocaine d’autonomie, dont le sérieux et la crédibilité sont reconnus par la communauté internationale, et dans le cadre de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Maroc.

L’adhésion du Maroc à ce processus n’a d’égale que sa détermination à s’opposer avec la fermeté requise à toute tentative visant à porter atteinte à ses intérêts supérieurs ou à transgresser les paramètres fondamentaux des négociations.

En attendant de parvenir à une solution politique durable dans le cadre des Nations unies, le Maroc, fort de sa légitimité historique et de la pertinence de sa position juridique, s’est attelé à la mise en oeuvre de la régionalisation avancée au Sahara marocain et à la poursuite de la réalisation des chantiers de développement socio-économique dans cette région qui Nous est si chère, et que tous les Marocains portent dans leur coeur.

Concernant le monde arabe, la réalité politique actuelle requiert plus que jamais le développement de l’action arabe commune en vue de répondre aux aspirations de ses peuples. Cet objectif devrait être poursuivi dans un esprit de solidarité agissante et d’adhésion réciproque aux impératifs de construction de l’avenir de la nation arabe, notamment la nécessité de consolider les fondements d’une coopération fructueuse entre ses pays et de mise en commun des intérêts supérieurs de ses fils.

A cet égard, Nous nous félicitons des décisions qui ont été adoptées pour donner corps au partenariat stratégique entre le Maroc et les Etats du Conseil de Coopération du Golfe, et réaffirmons Notre engagement ferme à approfondir nos relations avec ces pays frères et à les consolider dans tous les domaines.

Toutefois, les développements en cours ne devraient en aucune manière occulter la nécessité de se pencher, au niveau international, de façon efficace et concrète sur la question palestinienne fondamentale. Il faudra désormais reconsidérer le traitement réservé par la communauté internationale à cette problématique, étant entendu que l’objectif incontournable à atteindre est l’établissement d’un Etat palestinien indépendant, souverain et viable, à l’intérieur des frontières de 1967, ayant Jérusalem Est comme capitale.

La région du Sahel et du Sahara, quant à elle, est confrontée à des risques multiples qui menacent l’unité nationale et l’intégrité territoriale de ses pays. Face à cette situation, la communauté internationale se doit de prêter une attention diligente à cette zone et d’entreprendre des actions fermes à cet effet.

Concernant les pays d’Afrique subsaharienne, le Royaume du Maroc demeure engagé dans les projets de coopération efficiente avec eux, en vue de soutenir les programmes de développement humain initiés localement dans les secteurs prioritaires.

S’agissant de l’Europe, la relation Maroc-Union Européenne est entrée dans une nouvelle phase qui, pensons-Nous, offre un cadre référentiel pour une approche géopolitique prometteuse visant une refondation de l’espace euro-méditerranéen sur la base de la communauté d’intérêts et d’actions conjointes.

Le temps est, donc, venu pour imprimer une impulsion et une orientation nouvelles à l’Union pour la Méditerranée, de sorte à en faire un véritable catalyseur et une force motrice pour réaliser la prospérité partagée sur les deux rives de la Méditerranée.

Dans le contexte des rapports évolués avec l’ensemble des pays de l’Union Européenne, Nous nous félicitons des profondes relations historiques qui existent entre le Maroc et l’Espagne voisine, ainsi que des larges perspectives qui s’ouvrent pour les deux pays, confortées par les liens solides qui Nous unissent à Sa Majesté le Roi Juan Carlos 1er, et les rapports historiques liant les deux Familles Royales dans les deux pays voisins.

Dans la difficile conjoncture actuelle, Nous réitérons notre engagement à favoriser l’émergence de nouvelles conditions économiques propices à la création de richesses conjointes, donnant ainsi un contenu concret aux liens profonds de solidarité agissante unissant nos deux pays. A cet égard, Nous avons donné nos Hautes Instructions au gouvernement pour traduire cette résolution dans les faits, en faisant preuve de l’intérêt et de la rapidité d’exécution requis à cet effet.

Outre les relations avec les pays du voisinage, le Royaume poursuit ses efforts visant à renforcer et diversifier ses partenariats prometteurs avec les autres régions du monde, en mettant l’accent sur le volet développement durable, dans le cadre d’une coopération Sud-Sud concrète avec nos partenaires parmi les pays en développement.

Le Maroc poursuivra également les efforts soutenus qu’il déploie au sein des organisations internationales, réaffirmant ainsi son attachement à la défense de la coopération multilatérale, en accord avec les nobles objectifs énoncés dans la Charte des Nations unies.

Cher peuple,

En cette occasion nationale mémorable, où nous passons en revue et évaluons les réalisations accomplies dans le cadre des réformes engagées, autant que les initiatives vouées au développement, où nous scrutons les perspectives d’avenir prometteuses, et où nous amorçons la mise en Âœuvre de la Constitution, nous sommes animés par une pensée révérencieuse de totale fidélité à la mémoire immaculée des deux leaders de la libération du Maroc et bâtisseurs de son Etat moderne, Notre Auguste Grand-Père, feu Sa Majesté le Roi Mohammed V, et Notre Vénéré Père, feu Sa Majesté le Roi Hassan II, que Dieu les ait en Sa Sainte Miséricorde, ainsi qu’à celle de tous les valeureux martyrs tombés pour la liberté, l’indépendance et l’intégrité territoriale du pays, et par fidélité au serment fait devant Dieu. Fasse-t-Il qu’ils soient rétribués de la plus belle récompense pour leurs sacrifices au nom de leur patrie et de leur Oumma.

Nous exprimons également toute Notre considération et rendons hommage à Nos Forces Armées Royales, à la Gendarmerie Royale, à la Sûreté nationale, à l’Administration territoriale, aux Forces auxiliaires et à la Protection civile pour leur constante mobilisation, ainsi que pour les efforts qu’elles ne cessent de déployer sous Notre commandement, en vue de défendre l’intégrité territoriale du Maroc, sa souveraineté, sa sécurité et sa stabilité.

Nous prions en ces jours bénis du mois sacré de Ramadan, où le Très-Haut exauce les prières, pour qu’Il guide Nos pas et ceux de tous ceux qui veillent aux intérêts de la Nation et oeuvrent au service de l’intérêt général. Puisse-t-Il nous accorder plein succès dans l’action que nous menons en vue de consolider l’Etat de droit et des institutions, et de promouvoir la citoyenneté dans la dignité, la coexistence et la concorde, et dans le cadre de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale.

« Si Dieu voit de la droiture dans vos coeurs, il vous donnera des richesses ». Véridique est la parole de Dieu.

Wassalamou alaikoum warahmatoullahi wabarakatouh.

SM le Roi préside les cérémonies commémorant la Fête du Trône et adresse un discours à la Nation 29 juillet 2012 Rabat – A l’occasion de la Fête du Trône, SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, présidera lundi un Iftar au Palais Royal à Rabat, a annoncé le ministère de la Maison Royale, du Protocole et de la Chancellerie, précisant que le discours du Trône sera retransmis, le même jour, sur les ondes de la radio et à la télévision à partir de 13H00.

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SM le Roi préside les cérémonies commémorant la Fête du Trône et adresse un discours à la Nation  29 juillet 2012  Rabat  -    A l'occasion de la Fête du Trône, SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, présidera lundi un Iftar au Palais Royal à Rabat, a annoncé le ministère de la Maison Royale, du Protocole et de la Chancellerie, précisant que le discours du Trône sera retransmis, le même jour, sur les ondes de la radio et à la télévision à partir de 13H00. dans Liens Sm-LE-ROI-MOHAMMED-VI-257x300

SM le Roi préside les cérémonies commémorant la Fête du Trône et adresse un discours à la Nation

29 juillet 2012

Rabat  -

A l’occasion de la Fête du Trône, SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, présidera lundi un Iftar au Palais Royal à Rabat, a annoncé le ministère de la Maison Royale, du Protocole et de la Chancellerie, précisant que le discours du Trône sera retransmis, le même jour, sur les ondes de la radio et à la télévision à partir de 13H00.

 

 

Dans un communiqué, le Ministère de la Maison Royale a ajouté que SM le Roi, Chef Suprême et Chef d’Etat Major Général des Forces Armées Royales (FAR) présidera, mardi soir au Palais Royal à Rabat, la cérémonie de prestation de serment par les officiers, nouveaux lauréats des différents écoles et instituts militaires, paramilitaires et civils.

Voici le texte intégral de ce communiqué :

« Le ministère de la Maison Royale, du Protocole et de la Chancellerie annonce qu’à l’occasion de l’avènement du 13ème anniversaire de l’accession de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, au trône de ses glorieux ancêtres, le Souverain, que Dieu Le préserve, présidera lundi 10 ramadan 1433 de l’hégire, correspondant au 30 juillet 2012, un Iftar au Palais Royal à Rabat. En cette heureuse occasion le discours du Trône sera retransmis sur les ondes de la radio et à la télévision à partir de 13H00.

Dans la soirée du mardi 11 Ramadan 1433 de l’hégire, correspondant au 31 juillet 2012, Sa Majesté le Roi, Chef Suprême et Chef d’Etat Major Général des Forces Armées Royales (FAR) présidera au Palais Royal à Rabat, la cérémonie de prestation de serment devant Sa Majesté par les officiers, nouveaux lauréats des différents écoles et instituts militaires, paramilitaires et civils.

Leurs Altesses Royales, les illustres Princesses, présideront dans la soirée du même jour la réception qu’offrira Sa Majesté le Roi, que Dieu L’assiste, au Palais Royal à Rabat en l’honneur des invitées ».

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26 juillet, 2012

Rabat – SM le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, que Dieu L’assiste, accompagné de SAR le Prince Moulay Rachid, a présidé, mardi au Palais Royal de Rabat, la première causerie religieuse du mois sacré de Ramadan.

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Rabat  -

SM le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, que Dieu L’assiste, accompagné de SAR le Prince Moulay Rachid, a présidé, mardi au Palais Royal de Rabat, la première causerie religieuse du mois sacré de Ramadan.

Rabat  -   SM le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, que Dieu L'assiste, accompagné de SAR le Prince Moulay Rachid, a présidé, mardi au Palais Royal de Rabat, la première causerie religieuse du mois sacré de Ramadan. dans Liens sm_le_roi_preside_causerie_religieuse_ramadan-m
24 juillet 2012

Cette causerie a été animée par le ministre des Habous et des affaires islamiques, M. Ahmed Toufiq sur le thème « Les constantes religieuses du Royaume du Maroc et leur enracinement dans l’action des prédécesseurs vertueux », à la lumière du verset coranique: « Allah a promis à ceux d’entre vous qui ont cru et fait les bonnes oeuvres qu’Il leur donnerait la succession sur terre comme Il l’a donnée à ceux qui les ont précédés. Il donnerait force et suprématie à leur religion qu’Il a agréée pour eux. Il leur changerait leur ancienne peur en sécurité ».

Le conférencier a entamé sa causerie en définissant les trois mots clés de l’intitulé, soulignant que le mot « constantes » renvoie au cadre référentiel qui régit la pratique de la religion par la communauté et qui servent de repère dans l’effort de l’Ijtihad. Ces constantes sont religieuses dans ce sens qu’elles ne se limitent pas à la relation cultuelle entre le croyant et Dieu, mais reflètent le cadre pour la pratique de la religion dans son sens le plus large.

Pour ce qui est de la notion des « prédécesseurs vertueux », elle s’applique aux générations du premier au quatrième siècles de l’Hégire qui ont élaboré les fondements de l’effort d’interprétation sur la base du Livre Saint et de la Sounna immaculée du Prophète.

M. Toufiq a indiqué, dans le premier volet de sa conférence sur les fondements de ces constantes dès l’aube de la religion, que celles-ci consistent en l’institution de Imarate Al Mouminine, la doctrine malékite dans l’élaboration du Fiqh, la voie d’Al Jounaid en matière de Soufisme et la doctrine Achaarite concernant les questions doctrinales.

Le conférencier a précisé que l’Institution de Imarate Al Mouminine est la plus importante de ces constantes car, c’est elle qui encadre les deux volets de la religion, à savoir la foi et l’action, revenant sur l’historique de cette institution qui, après la mort du prophète, s’est avérée la voie la plus judicieuse pour gérer les affaires de la Oumma, en portant à sa tête un commandeur qui veille à la bonne marche de ses affaires sur la base de la concertation « Achoura » et de la « Baia » (Allégeance).

Concernant la doctrine malékite dans l’élaboration du Fikh, le conférencier a souligné que le Fikh est né de la nécessité de mettre en oeuvre les préceptes contenus dans le Coran et la Sounna et, le cas échéant, de faire acte de l’Ijtihad et de raisonnement en cas d’absence de texte ou de parole prophétique. C’est ainsi que sont apparues les écoles du Fikh qui ont ceci de commun d’en référer au Saint Coran et à la Sounna, et ne divergent que par les instruments et procédés utilisés pour appréhender les textes et les contextualiser selon les contingences propres à chaque pays.

Dans ce contexte, l’Imam Malik avait une place distinguée en ce sens qu’il était connu pour sa dévotion et son profond savoir et pour avoir développé une méthodologie empreinte de globalité, d’ouverture et d’équilibre.

Quant à la troisième constante (le soufisme tel que prôné par l’Imam Al Jounaid), elle se rapporte à l’impératif de concilier entre la pratique d’une adoration sincère de Dieu et l’harmonie entre l’apparent et le non-visible, a dit le conférencier, ajoutant que cet Imam réunissait les qualités de science et de dévotion et avait pour crédo « pas de vérité sans la Chariaa ».

Pour ce qui est de l’école Achaarite concernant les questions doctrinales, il a indiqué qu’elle est née du besoin de réfuter les objections soulevées par les rhétoriciens des autres écoles comme les Kharijites et les Moatazilites, ce qui a rendu nécessaire une clarification des concepts se rapportant à la compréhension du texte coranique.

Abordant le volet relatif au choix par des Marocains de leurs constantes et leur interaction avec leur histoire, le conférencier a indiqué que l’Institution de Imarat Al Mouminine procédait du choix des Marocains en confiant leur destinée, à la fin du 2ème siècle de l’Hégire à Moulay Idriss Premier, partant de leur attachement à la descendance du prophète, de façon à créer une harmonie dans la conscience de la communauté entre le politique et le religieux, surtout au regard du contexte de l’époque marqué par une forte rivalité sur la légitimité de l’autorité légale dans le Machreq, avec toutes ses répercussions sur le Maghreb. Cette unanimité sur l’autorité de Imarat Al Mouminie s’est faite en concomitance avec l’adhésion au rite Malékite, a poursuivi le conférencier.

Il a de même indiqué que dans le choix de leurs constantes, les Marocains ont adopté la voie du soufisme prônée par Al Jounaid qui est plus conforme à la Sounna et répond aux disponibilités humaines du croyant vers la miséricorde, l’amour, l’endurance et la compassion.

Les Marocains ont de même trouvé plus conforme à leur pratique saine de la religion et à leur salut la doctrine de l’Imam Al Achaari qui se distingue par la clarté de ses concepts et la pertinence de ses réponses aux détracteurs de l’islam.

Le conférencier a enfin abordé le volet relatif à la place des constances dans les questions de l’heure, soulignant que les nouveaux questionnements posés du fait du contact avec le modèle occidental ont donné lieu à des approches très divergentes sur la manière de mettre notre système organisationnel en phase avec son époque. Il a relevé que le débat sur la légitimité et la justice en termes politiques a trouvé au Maroc des réponses adéquates à travers des mécanismes institutionnels pertinents dans un processus de gestion évolutif.

Dans cette dynamique, a indiqué le conférencier, et grâce aux orientations de SM le Roi, les constantes du Royaume s’intègrent dans un cadre institutionnel qui a franchi d’importantes étapes, et ce à la faveur de l’élaboration de normes juridiques et légales intéressant le champ religieux telle que la nouvelle Constitution en donne la mesure.

Au terme de cette causerie, SM le Roi a été salué par Cheikh Abdallah Ben Biya, professeur à l’université Roi Abdelaziz à Jeddah, alem mauritanien résidant en Arabie Saoudite, Cheikhna Oueld Abdallah Ben Biya, directeur du Centre mondial pour le renouveau islamique de Grande Bretagne (Arabie Saoudite), Ibrahim Mahmoud Joub, secrétaire général de la Ligue des Ouléma du Maroc et du Sénégal (Sénégal), Abdelhakim Al-Aniss, chercheur en chef au département des affaires islamiques et de l’action caritative à Dubaï, Saif Ben Rachid Al jabiri, directeur des recherches (Emirats).

Le Souverain a été également salué par Mohamed Al-Amine Oueld Baddi, un des grands érudits de Mauritanie, Mohamed Al Ghazali Jakni, moufti de la République guinéenne, Mohamed Ahmad Chafaï, président de l’association nigérienne de la Fraternité islamique, premier vice-président du Conseil islamique (Niger), Mohamed Hachem Al Hakim, directeur de l’Organisation internationale de la foi pour le changement et conseiller du programme des Nations unies de lutte contre le sida, le professeur universitaire Mahmoud Khalaf Jarade Issaoui, Imam et Khatib de la mosquée Cheikh Abdelkader Al Kilani à Bagdad (Irak), Malek Abderrahmane Rawit, président de la Jamâa islamique (Espagne), Ahmed Bermikho, directeur de la mosquée de Grenade, Abdellah Ben Idriss Aboubakr Miga, doyen de la faculté de la Charia (université islamique de Say au Niger).

Par la même occasion, SM le Roi a été salué par l’ambassadeur d’Arabie Saoudite à Rabat, M. Mohamed Ben Abderrahmane Al Bichr, qui a remis au Souverain un message du Serviteur des deux Lieux saints de l’Islam, le Roi Abdallah Ibn Abdelaziz Al Saoud.

 

 

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19 juillet, 2012

Le mois sacré de Ramadan débute samedi au Maroc

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Le mois sacré de Ramadan débute samedi au Maroc

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RAMADAN KARIM POUR TOUS

Rabat – Le mois sacré de Ramadan débutera samedi au Maroc, a annoncé jeudi soir le ministère des Habous et des affaires islamiques.

 

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16 juillet, 2012

SM le Roi félicite M. Benkirane pour sa réélection à la tête du PJD 15 juillet 2012 Rabat – SM le Roi Mohammed VI a adressé un message de félicitations à M. Abdelilah Benkirane, à l’occasion de sa réélection dimanche en tant que secrétaire général du Parti de la Justice et du développement (PJD) par le 7-ème congrès national ordinaire de cette formation

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SM le Roi félicite M. Benkirane pour sa réélection à la tête du PJD
15 juillet 2012
Rabat  -

SM le Roi Mohammed VI a adressé un message de félicitations à M. Abdelilah Benkirane, à l’occasion de sa réélection dimanche en tant que secrétaire général du Parti de la Justice et du développement (PJD) par le 7-ème congrès national ordinaire de cette formation.

15 juillet 2012

Dans ce message, SM le Roi adresse ses sincères félicitations à M. Benkirane et prie Dieu de lui accorder succès dans l’exercice de ses responsabilités.

Le message royal affirme que le renouvellement de la confiance en la personne de M. Benkirane reflète la considération dont il jouit auprès des militantes et militants du parti compte tenu de son parcours militant distingué et des qualités de patriotisme sincère et d’abnégation dans la défense des principes du parti, ainsi que de sa volonté de renforcer la présence effective de ce parti sur la scène politique et partisane nationale.

Le Souverain exprime également la conviction que, par le sens de responsabilité élevé et le ferme attachement aux constantes de la nation, M. Benkirane ne ménagera aucun effort pour que le PJD continue à contribuer, aux cotés des partis nationaux sincères, à conforter le modèle démocratique et de développement distingué, conduit par SM le Roi avec détermination et constance, au service des intérêts supérieurs de la nation et des citoyens.

Dans ce message, SM le Roi demande enfin au secrétaire général du PJD de transmettre aux militantes et militants du parti les marques de sa sollicitude et de sa bienveillance.

6 juillet, 2012

Marrakech – SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a adressé un message aux participants aux travaux du 6ème congrès triennal de l’Association des Cours Constitutionnelles Ayant en Partage l’Usage du Français (ACCPUF), ouverts mercredi à Marrakech, sous le thème « Le citoyen et la justice constitutionnelle » . 04 juillet 2012– Voici le texte intégral du message royal dont lecture a été donnée par le Conseiller du Souverain, M. Abdeltif Menouni

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SM le Roi adresse un message aux participants au 6ème congrès triennal de l’ACCPUF à Marrakech
04 juillet 2012

Marrakech -
SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a adressé un message aux participants aux travaux du 6ème congrès triennal de l’Association des Cours Constitutionnelles Ayant en Partage l’Usage du Français (ACCPUF), ouverts mercredi à Marrakech, sous le thème « Le citoyen et la justice constitutionnelle » .
04 juillet 2012

Voici le texte intégral du message royal dont lecture a été donnée par le Conseiller du Souverain, M. Abdeltif Menouni:

« Louange à Dieu, Prière et salut sur le Prophète, Sa famille et Ses Compagnons. Excellences, Mesdames et Messieurs les présidents des cours et des conseils constitutionnels,. Mesdames, Messieurs,. C’est, pour nous, un motif de joie et de fierté que le Royaume du Maroc abrite les travaux du sixième congrès de l’Association des cours constitutionnelles ayant en partage l’usage du français, qui se tient sous Notre Haut Patronage, dans la ville de Marrakech, terre de dialogue et de grandes rencontres internationales.

Il Nous plaît, tout d’abord, de rendre hommage à votre Association pour les nobles objectifs qu’elle poursuit. Nous saluons aussi la contribution efficace qu’elle apporte en matière de diffusion de la culture de la suprématie du droit qui est le socle sur lequel repose l’Etat de droit et des institutions, et de promotion de la justice constitutionnelle, qui incarne au mieux la prééminence de la Constitution.

Votre congrès est d’autant plus important qu’il se tient dans le sillage des changements que connaît le droit constitutionnel moderne, des évolutions institutionnelles qui s’opèrent dans de nombreux pays de notre région et dont le corollaire est l’accès de la justice constitutionnelle à un statut privilégié au sein du système institutionnel démocratique moderne, non seulement en tant que clé de voute de l’équilibre entre les pouvoirs constitutionnels, mais également en tant que référentiel pour ces pouvoirs et pour les droits qu’ils garantissent au citoyen.

C’est là qu’apparaît toute la pertinence du thème que vous avez retenu comme axe principal de vos travaux, à savoir le citoyen et la justice constitutionnelle . Ce thème traduit, en effet, un engagement fort d’œuvrer pour que le citoyen, avec ses droits, ses obligations, ses libertés et la nécessaire sauvegarde de sa dignité, s’affirme à la fois comme la référence et la finalité de l’action des institutions constitutionnelles.

Eu égard aux hautes compétences juridiques et judiciaires qui sont reconnues aux participants à ce congrès, et compte tenu de la crédibilité et du respect que les cours et conseils constitutionnels siégeant dans votre Association, tirent de leur indépendance, de la compétence, de l’expérience et de l’impartialité de leurs membres, Nous sommes convaincu que le débat constitutionnel positif et les conclusions pertinentes qui résulteront de ce congrès permettront de cerner les problématiques afférentes à l’étroite relation entre le citoyen et la justice constitutionnelle.

Cette corrélation pose, à l’évidence, des défis jurisprudentiels et juridiques, qui nous interpellent instamment sur les fonctions classiques de la justice constitutionnelle, en rapport avec les fondements des régimes démocratiques modernes, dont, au premier chef, les principes de souveraineté, de séparation des pouvoirs et de légitimité représentative.

Excellences, Mesdames, Messieurs,

Votre congrès se tient une année après l’adoption d’une nouvelle Constitution à teneur fort avancée, posant les bases fondatrices d’un modèle constitutionnel marocain, ayant vocation à consolider la construction d’un Etat démocratique moderne où le citoyen est placé au cœur des priorités et des préoccupations de la Nation. En effet, l’Etat que nous appelons de nos vœux se fonde sur les principes de participation, de pluralisme, de bonne gouvernance des institutions aussi bien nationales que territoriales et de corrélation entre la responsabilité et la reddition des comptes, dans le cadre de la solidarité, de l’équité et de l’égalité des chances.

A cet égard, et parallèlement à la valorisation institutionnelle et au renforcement des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire en termes de séparation, d’équilibre et d’indépendance, la nouvelle Constitution a adopté une charte des droits où s’inscrivent les différentes générations des libertés et des droits fondamentaux, dans le cadre d’un système intégré des droits de l’Homme tels qu’ils sont universellement reconnus. Elle a, par ailleurs, consacré les mécanismes propres à en garantir la protection et l’exercice effectif, notamment l’octroi au citoyen du droit de saisir la Cour Constitutionnelle, pour invoquer l’inconstitutionnalité de toute loi qui, appliquée à un contentieux soumis à la justice, risque de porter atteinte à ses droits et libertés constitutionnels.

Tout ceci traduit la forte impulsion qui a été imprimée à la justice constitutionnelle dans notre pays, en dépit des multiples défis institutionnels et jurisprudentiels sous-jacents. De fait, l’interaction entre le citoyen et la justice constitutionnelle représente, désormais, un véritable paramètre à l’aune duquel on pourra jauger le dynamisme de la société, et déterminer dans quelle mesure celle-ci s’est approprié sa loi suprême. Elle constitue également un puissant levier pour consacrer les droits et les devoirs inhérents à la citoyenneté et à la démocratie authentique.

Nous gardons à l’esprit tous les contenus avancés de la nouvelle Constitution du Royaume, notamment son Préambule qui en fait désormais partie intégrante, et le Conseil constitutionnel, érigé en Cour constitutionnelle investie de larges compétences. Ce faisant, Nous entendons consolider les fondements de l’école marocaine de droit constitutionnel, riche de l’apport des constitutionnalistes marocains, et cela par l’émergence attendue, d’une jurisprudence constitutionnelle novatrice et ambitieuse, vouée à consacrer la prééminence de la Constitution et le strict respect de l’esprit et de la lettre de ses dispositions.

Compte tenu des attentes grandissantes de la société en matière de développement, et au vu de la succession des crises économique et financière mondiales, la Cour constitutionnelle marocaine, à l’instar de ses homologues siégeant au sein de votre honorable Association, se doit de mobiliser toutes ses énergies afin de relever le grand défi de la justice, qui consiste à cerner clairement les périmètres juridiques et pratiques des droits économiques, culturels et environnementaux prévus par la Constitution pour les individus et les groupes.

Excellences, Mesdames, Messieurs,

La justice constitutionnelle est appelée à s’engager dans une nouvelle dynamique s’appuyant sur le concours de toutes les instances judiciaires et académiques pour favoriser une prise de conscience de la nature des nouvelles missions qui incombent à cette justice en matière sociale, institutionnelle et en termes de développement, – qui est consubstantiel à la démocratie-, ainsi que des outils de travail dont elle devrait disposer, notamment des méthodes adéquates d’interprétation constitutionnelle, avec leurs principes et leurs limites.

Nous formons le souhait de voir votre Association poursuivre activement le rôle qui est le sien, en continuant à baliser la voie pour une bonne pratique constitutionnelle et démocratique au sein de nos sociétés, et en contribuant à anticiper les mutations institutionnelles à venir, porteuses des prémices de l’émergence d’un modèle institutionnel novateur, dont le trait majeur est la démocratie constitutionnelle citoyenne.

Par ailleurs, Nous appelons votre Association à se prévaloir de son caractère pluraliste, de son engagement actif à promouvoir la justice constitutionnelle, et des nobles idéaux partagés par ses membres, afin d’Âœuvrer à la mise en place d’une plate-forme solide pour un dialogue judiciaire constitutionnel constructif entre vos conseils et vos cours constitutionnels , un dialogue qui serve de passerelle pour une bonne communication, une interaction féconde en matière de jurisprudence, l’échange d’expertises et de savoir-faire ainsi que l’ouverture sur des espaces linguistiques plus larges à l’échelle régionale et internationale, qu’ils soient académiques ou judiciaires, englobant toutes sortes de juridictions ordinaires et constitutionnelles.

Parallèlement, Nous vous invitons à raffermir davantage les liens d’amitié, de coopération et de partenariat unissant vos institutions, notamment à travers un partage accru des jurisprudences constitutionnelles originales, et la contribution de chacun au renforcement des capacités scientifiques, méthodologiques et administratives de vos institutions respectives.

En souhaitant la bienvenue à tous les participants à cet important congrès, et un agréable séjour dans leur deuxième pays, le Maroc, Nous formons le vÂœu de voir votre Association poursuivre résolument la noble mission qui est la sienne, et prions le Très-Haut de couronner vos travaux de succès.

Wassalamou alaikoum warahmatoullahi wabarkatouh ».